ToulÉco

Publié le lundi 18 novembre 2019 à 19h00min par Sophie Arutunian

Le mois de la création-reprise d’entreprise a commencé en Occitanie

« Entreprenez en Occitanie ! », le mois de la création-reprise d’entreprises se tient du 13 novembre au 13 décembre 2019 sur l’ensemble du territoire. En 2018, 63.000 nouvelles entreprises ont été créées en région.

La troisième édition du mois de la création – reprise d’entreprise, organisé par Ad’Occ, est destinée à sensibiliser à l’entrepreneuriat et informer les porteurs de projet en leur proposant plus de 150 rendez-vous (conférences, forums, ateliers, séance de cinéma interactif ) dans les treize départements d’Occitanie. L’occasion pour l’agence régionale de développement économique de rappeler les bons chiffres de la région en la matière : « avec près de 63.000 créations d’entreprises nouvelles en 2018, soit une augmentation de 14,5 % par rapport à 2017, l’Occitanie bénéficie d’une dynamique entrepreneuriale avérée », s’est félicitée Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région notamment en charge de l’Économie. Et de souligner que le commerce génère 25 % des créations d’emplois en Occitanie, « un chiffre bon à rappeler à un an du mouvement des gilets jaunes et des dégradations qui s’en sont suivies pour les commerces ». La construction représente quant à elle 17 % des créations, l’hébergement et la restauration 9 %.

C’est à Toulouse et sur le pourtour méditerranéen que sont enregistrés les plus forts taux de création. «  A contrario dans certaines zones peu densément peuplées et touristiques, notamment au nord de la région, la création d’entreprises ( de 6,5 à 7,5%) est en deçà de la moyenne nationale (8,7%) ». L’Occitanie enregistre néanmoins le meilleur taux de création d’entreprises de France après l’île-de-France.

La transmission : un enjeu fort

En Occitanie, près de 35.000 dirigeants non-salariés de petites ou moyennes entreprises vont atteindre l’âge de la retraite dans les prochaine années, posant la question de la transmissibilité de leur entreprise. « L’importance de la continuité de ces entreprises est d’autant plus forte que près de 81.000 emplois pourraient disparaître faute de repreneurs », s’inquiète Nadia Pellefigue. Par ailleurs dans certains territoires ruraux, le maintien des commerces et des services quotidiens et en jeu. « Il n’y a pas de honte à demander des aides publiques », insiste l’élue. « Les pouvoirs publics ont intérêt à ce que les entreprises privées fonctionnent et pérennisent l’emploi ».
Selon l’Insee, plus d’une entreprise sur dix disparaît au bout de cinq ans d’activité, mais le taux de pérennité à cinq ans passe à 80 % si l’entreprise est accompagnée.
Sophie Arutunian

Sur la photo : le nombre de créations d’entreprises nouvelles a progressé de 14,5% entre 2017 et 2018, avec 63.000 créations. Crédits : photo d’illustration - CC - DR.