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Publié le dimanche 12 janvier 2020 à 19h00min par Audrey Sommazi

Toulouse. Le projet Meascurv mesure les courbures de surface pour l’aéronautique

Réduire le nombre de pièces défectueuses est l’un des objectifs du projet innovant toulousain Meascurv, incubé par Nubbo. Cet outil très précis de mesure se destine aux marchés de l’aéronautique et de l’automobile.

Une femme, deux hommes et une technologie. Laure Mercier, ancienne cheffe d’entreprise devenue porteuse de projet dans le milieu des start-up, Alexandre Arnoult, chercheur au Laas-CNRS, et Jonathan Colin, ancien salarié de ce même laboratoire, se sont associés il y a plusieurs mois pour porter un projet commun : Meascurv. Cette solution ultra précise mesure à l’aide d’une lumière blanche des courbures de surface semi-réfléchissante (métaux, verre, etc.). Ainsi que des rayons de courbure de l’ordre de 5 nano-microns à 280 kilomètres.

Avantages ? Il y en a plusieurs, promet Laure Mercier. Selon elle, cette technologie, qui s’intègre sur le bras d’une ligne de fabrication, permet de réduire le nombre de pièces défectueuses, en limitant donc l’impact financier pour le client. Elle permet une baisse du coût des contrôles qualité. Car nul besoin d’un opérateur. Meascurv restitue à l’aide d’un logiciel une image en 3D en temps réel et sans alignement. Comprendre : quelle que soit la position de la pièce et sa taille, de quelques millimètres à des objets de trois mètres et plus.

Création d’une start-up

Meascurv s’adresse aux secteurs de l’aéronautique, de la santé ou encore au marché des semi-conducteurs qui produisent des pièces en grande série. "Nous sommes en phase de prospection d’industriels pour réaliser des poc (proof of concept, preuve de concept, NDLR) avec des partenaires », affirme Laure Mercier, qui espère une commercialisation de cette solution « dans les six mois ».

Avec un premier prototype finalisé, le projet est accompagné, hébergé et financé par Toulouse Tech Tranfer. Et, depuis le mois de novembre dernier, il est incubé par Nubbo pour une durée de deux ans. "Notre passage en start-up est imminent."
Audrey Sommazi

Sur la photo, Laure Mercier, porteuse du projet Meascurv. Crédits : Toulouse Tech Tranfer - DR.

P.S. :

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4 Commentaires

  • Le 13 janvier à 08:37 , par joseph

    Les chercheurs devraient se contenter de chercher et laisser la creation d’entreprise à des industriels . Et l’etat devrait arreter de biberonner des start ups qui ont , en general , oublié des faire une analyse de la valeur objective ( la cour des comptes a deja dit la meme chose il y a peu ) .
    Des profilometres ( laser ) existent depuis plus de 30 ans et je vois mal un appareil mesurant les couches de silicium etre utilisé pour mesurer les ailes d’avion .
    Le brevet de Ms Alexandre Arnoult et Jonathan Colin ne vaut pas tripette , toutes les revendications sont anteriorisées par 5 brevets et par un compte rendu d’une conference des memes auteurs ( ça s’appelle se tirer une balle dans le pied ) mais sur que le cnrs va payer les frais d’internationalisation et va payer les annuités .
    Pas tres serieux cela . Mais c’est l’argent du contribuable .
    La baisse du niveau de la recherche du cnrs est constante , ça n’est pas en essaimant avec des projets « mediocres » que l’on va inverser la situation .
    Un electrochoc salutaire est necessaire mais qui osera le generer ?

    • Le 13 janvier à 16:18, par Thierry Merquiol

      Merci Joseph pour votre commentaire qui semble vous positionner comme un expert dans le domaine.
      Vos remarques et leurs fondements seraient très utiles aux porteurs du projet et à leurs accompagnateurs que vous rendrez plus compétents du coup. Je suis à votre disposition pour en parler si envie. Thierry Merquiol, Nubbo

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      • Le 13 janvier à 17:05, par joseph

        Cher Thierry Merquiol,
        Effectivement je pourrais conseiller les porteurs de projet dans les nombreux domaines technologiques que je maitrise , les ayant pratiqué en relevant les manches ou les yeux sous les microscopes . Mais etant un anonyme , autiste asperger de surcroit ,syndrome qui peut gener dans le developpement d’un relationnel apaisé et bienveillant , doublé d’une surdouance en la chose technique , je ne serai invité par personne pour donner mon avis dont vous avez parfois quelques bribes au hasard des éructations émanent de ma reserve insondable de frustrations , constatant que des idées, somme toute quelconques voire mediocres, arrivent à seduire des personnes peu au fait de la réalité du sujet sur lequel ils doivent prendre position et parfois investir .
        Par exemple j’avais bien ecrit à Nicolas Hulot pour me plaindre de l’argent gaspillé dans la route solaire (5 millions ) et le projet scan eat (140 000 euros ) ou l’arbre à vent ( qui a couté 800 000 euros à BPI peu au fait de la chose eolienne et faisant fi de l’avis de l’ademe ) en lui proposant mes services pour remplacer ses experts incompetents mais bizarrement personne ne m’a jamais repondu ou sollicité .
        à croire que la logique pure et dure ne suffit pas pour vivre dans ce monde.

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  • Le 13 janvier à 10:32 , par joseph

    Merci à la redaction d’avoir accepté mon post peu flatteur pour l’environnement de la recherche et les start up qu’on cherche à pousser à grand renfort de subventions.
    Une remarque qui est valable pour tous les projets « high tech » : les personnes qui « analysent » les projets , en particulier les nombreux comités qui valident l’entrée des projets dans les incubateurs , ne se préoccupent jamais du bienfondé et de la puissance des brevets , pourtant revelateurs de l’avenir de la société. Faute à leur manque de competence ou de temps ? Le fait est recurrent.
    C’est aussi la faute aux ecoles de commerce qui rabâchent qu’un bon produit n’en est pas un s’il est mal vendu . Ce qu’ils oublient de mentionner c’est qu’une mauvaise technologie ( ou moins bonne qu’une autre ) a aussi tres peu de chance de reussir .

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