ToulÉco

Publié le jeudi 26 septembre 2019 à 17h30min par Armelle Parion

Toulouse. Le théâtre de la Cité impulse une Biennale des Arts vivants

Porteur de renouveau, le Centre dramatique national de Toulouse a réussi le pari de rassembler une trentaine d’acteurs culturels pour construire ensemble un festival pluridisciplinaire autour des arts vivants, sur trois semaines cet automne. La synergie s’annonce prometteuse pour cette première (...)

Ils ne manquent pas d’idées pour rendre la culture plus attractive dans la métropole. Depuis qu’ils ont pris les rênes du Théâtre de la Cité début 2018, Galin Stoev et Stéphane Gil ont fait tomber des murs, au sens propre comme au figuré. Non seulement ils ont réaménagé l’espace restauration au sous-sol du théâtre, ouvert tous les soirs y compris aux non spectateurs, mais ils ont aussi créé huit appartements pour accueillir les artistes en résidence, renforcé leur accompagnement et les rencontres avec le public, et aussi transformé leur établissement en cité merveilleuse, sous les yeux ébahis du public, lors des dernières Journées du patrimoine.

Ce vent de fraîcheur, salué unanimement, entraîne visiblement sur son passage les autres acteurs de la métropole. La preuve, une trentaine de théâtres, centres culturels, fabriques des arts du cirque ou de la danse, festivals et galeries d’art, ont accepté de concevoir tous ensemble un événement, qui aura lieu en septembre et octobre prochains. Au terme de huit mois de travail collectif, une programmation commune est née.

Décloisonner les lieux et sortir des sentiers battus

Au programme, du théâtre, de la danse, du cirque, des sorties de résidences, des installations, des vernissages, des projections, des concerts, des ateliers, des stages pour le public et des rencontres professionnelles. Parmi les compagnies invitées, trente nationalités sont représentées. « Nous avons souhaité une ligne artistique ambitieuse, qui se caractérise par une prise de risque. Les structures programment ce qu’elles n’auraient pas osé programmer seules, et nous avons choisi dix propositions jamais vues en France et quatre créations. Le maître mot est de décloisonner les lieux », affirme Stéphane Gil.

« Nous souhaitons inviter les publics à sortir de leur zone de confort, de leurs habitudes et de leurs quartiers, en leur proposant cinq parcours », explique Serge Borras, le directeur de la Grainerie. A chaque spectateur de se laisser tenter par trois propositions éclectiques concoctées par l’équipe, un spectacle, un atelier participatif et la rencontre d’un artiste. A noter que, sur cinquante spectacles, vingt sont gratuits.

12% de subventions

Un fonds biennal de 940.000 euros alimente le projet, dont 12% est constitué de subventions publiques (métropole, département, DRAC et région). « Les petits et grands lieux que nous sommes, défendons une même idée d’un service public de la culture. Nous alertons nos élus sur le fait qu’ils ont une force sur laquelle s’appuyer », souligne Joël Lécussan, le directeur de Mix’Art Myrys. La Biennale espère accueillir 15.000 spectateurs, et réfléchit déjà à sa deuxième édition en 2021, qui donnera davantage encore la part belle à la création.
Armelle Parion

Sur la photo : Galin Stoev et Stéphane Gil, les deux directeurs du Théâtre de la Cité. Crédits : Valentine Chapuis - ToulÉco

P.S. ::

Biennale internationale des arts vivants, du 24 septembre au 12 octobre. Plus d’infos sur le site des organisateurs