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Publié le lundi 12 juin 2017 à 01h04min par Philippe Font

Législatives 2017. LREM proche du Grand Chelem, le PS en plein doute

A l’image du score « fleuve » au national, la Haute-Garonne a fait les yeux doux aussi aux candidats de La République en Marche. Les dix représentants de LREM sont en passe de remporter un siège de député, plongeant par là même les élus de LR et les socialistes en plein doute.

La Haute-Garonne n’a pas résisté non plus à la vague Macron. Le département est largement ancré à gauche avec neuf circonscriptions sur dix détenues par des élus socialistes depuis 2012. Seule la députée LR Laurence Arribagé permettait à la droite républicaine d’exister. Mais le territoire verra son paysage politique totalement recomposé le 18 juin prochain.

Sur les dix candidats En Marche, tous ont une large avance au score avant le second tour. De quoi largement satisfaire le responsable départemental du mouvement, Mickaël Nogal, et lui même candidat sur la quatrième circonscription. « Placer tous les candidats de LREM en tête est encourageant, l’objectif maintenant est d’en élire un maximum afin de mener à bien le projet de la majorité présidentielle sans blocages », estime le jeune homme de 26 ans.

Car si Mickaël Nogal a le triomphe modeste, son mouvement a tout de même « éliminé » huit des neuf titulaires socialistes. Martine Martinel, Catherine Lemorton, Gérard Bapt ou encore Christophe Borgel ont fait les frais de la vague Macron et ne seront plus députés. L’ancien secrétaire d’État Kader Arif, Isabelle Hardy ou Sandrine Floureusses n’ont pas dépassé le premier tour non plus. Seul Joël Aviragnet sur la huitième maintient l’espoir chez les socialistes de sauver un siège face au candidat de LREM Michel Montsarrat.

Chez les cadres du PS c’est donc l’heure des remises en cause. Devant un Parti socialiste « défait et après un quinquennat qui a déçu », Nadia Pellefigue la vice-présidente du Conseil régional estime qu’il est l’heure de tout refonder : « les idées, les pratiques et les femmes et les hommes qui portent les valeurs de la gauche ». A droite, si on avait moins à perdre avec un seul siège détenu par Laurence Arribagé, le doute et le désarroi sont pourtant là. Si la députée et la président de LR en Haute-Garonne s’accroche à son score de 22%, elle espère « un sursaut démocratique » pour sauver l’honneur des Républicains dimanche prochain face à Corinne Vignon (LREM).
Philippe Font

Sur la photo : Chacune dans leur parti respectif, Laurence Arribagé (LR), Mickael Nogal (LREM) et Nadia Pellefigue (PS) ont réagi devant la situation de leur formation politique. Crédits : DR

3 Commentaires

  • Le 12 juin à 10:36 , par caillaudeau

    quelle légitimité pour la France en marche au niveau national avec 51 % d’abstention c’est à dire que plus de la moitié de la France ne s’est pas prononcée sur ce 1 er tour ce qui met en danger la légitimité du gouvernement de la France telle que conçue dans notre république. Les déclarations ne vont pas tarder (elle ont déjà commencé hier soir) en ce sens devant le programme de réformes destructives.

    • Le 12 juin à 12:47, par framboise

      Quelle légitimité pour les 51 % de français qui ne votent pas ? … après avoir passé 2 week-ends à la plage ils hurleront (et défileront) quand septembre sera venu !!!
      Allons, que chacun assume ses choix et respecte le droit de vote que beaucoup nous envient.

      Quant aux déclarations politiques ..si elles pouvaient cesser cela nous reposerait !

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    • Le 13 juin à 15:26, par Nip

      Je ne suis pas d’accord : l’abstention n’enlève rien à la légitimité. Au contraire, les abstentionnistes ont remis leur pouvoir de décision à ceux qui se sont déplacés, on peut même penser qu’élire Macron président leur suffisait, et qu’ils comptaient sur leurs camarades pour voter les députés Macron à leur place, pendant qu’ils allaient à la pêche. Je suis en faveur du vote olbigatoire : si jamais cela ne modifiait pas de beaucoup les chiffres de l’abstention, au moins les amendes (disons 100€), retenues à la source, seraient un impôt bienvenu et… assumé.

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