Le crash a du se produire à quelques 10.000 km/h et leur soucoupe volante, encore toute chaude, est bien amochée. En suivant les empreintes « vertes » (bien sûr), dès aujourd’hui et durant au moins une année, les visiteurs vont pouvoir, enfin, se faire une idée de l’existence de vies extra-terrestres, identifiées ou non. C’est dans une nouvelle aventure ludique et scientifique que le site propulse son public, à force de scenarii, de mises en scène, alimentés tour à tour par la littérature de science-fiction et les réelles avancées scientifiques, sur de possibles nouvelles vies dans l’univers.
Soutenu par une fantastique projection Imax du film « Hubble 3D » présenté, ici, en exclusivité hexagonale, vous en prendrez plein les mirettes, malgré ou grâce aux lunettes spéciales. Autant surpris par le travail, les angoisses, les performances, l’humour des astronautes qui se filment eux-mêmes, qu’ébloui par les poussières d’étoiles en mouvement. Exploration du système solaire, découverte des exoplanètes, rien ne manque pour débuter l’enquête sur le recherche du vivant, ailleurs que sur Terre. « Une probabilité très forte, compte tenu des milliards de galaxies existantes à des milliards d’années lumière, reste à trouver sous quelle forme », explique Marc Moutin, directeur des programmes.
Pour suivre, une scénographie très immersive, déployée dans trois autres lieux de la Cité de l’Espace, vous apportera autant de réponses, qu’elles susciteront de nouvelles interrogations. Tout commence dans le Terradome, où un jeu collectif vous entraîne vers le centre de la terre pour découvrir la variété de formes de vies terrestres les plus extrêmes(bactéries, crevettes aveugles), dans le sillage de Jules Vernes.
Au sortir des abysses, la porte des mondes s’ouvre ensuite avec un voyage intersidéral, interactif, sur Saturne, Mars, Titan, toujours en quête de vies possibles.
Enfin, dans la « restricted area », vous entrerez dans la base secrète de la troisième zone, conçue comme un vrai centre d’études et de recherche. Et PAN*, ça commence avec l’observation… des méprises (témoignages hétéroclites et confus), classés selon leur degré de vérifications et finalement souvent identifiées comme phénomènes atmosphériques par le Geipan (Groupe d’information et d’études sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés), rattaché au CNES. Au labo de propulsion, une sorte d’atelier de trucages réellement scientifiques, vous initiera à la lévitation d’objets se déplaçant comme des soucoupes volantes.
Ne ratez, sous aucun prétexte, le dernier laboratoire. Une rencontre inattendue vous y attend mais chut…il pourrait entendre, comprendre et vous répondre !
Si le mythe de l’ usus vulgaris OVNI en prend un coup - affaire Roswell démentie, Mendel un canular à haute valeur artistique ajoutée - les défis relevés par les scientifiques apparaissent encore plus phénoménaux. De quoi susciter bien des vocations pour chercher toute vie extra, terrestre ou non.
Anne-Marie Bourguignon
Photos Hélène Ressayres / DS Média
* Les PAN sont des Phénomènes aérospatiaux non-identifiés, inconnu des observateurs. Leur mise en scène à la Cité de l’ Espace à travers cette nouvelle présentation a coûté 700.000 euros, pour 1.000m² d’exposition, et l’installation des systèmes interactifs, et des dispositifs audi-video participatifs.