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Publié le mardi 22 novembre 2016 à 22h02min par Philippe Font

Industrie. Comment le fonds UIMM Invest finance les PME régionales

Lancé dans la région en 2010, UIMM Invest a permis de financer des programmes d’innovation d’une centaine de sociétés. Au total, pas moins de 90 millions d’euros ont été investis dans le programme.

Un coup de pouce conséquent pour les entreprises. Mis en place en 2010, le dispositif UIMM Invest initié par l’Union régionale des industries et des métiers de la métallurgie continue depuis six ans à financer les investissements des entreprises de la région.

Initié pour la première fois en Midi-Pyrénées, pas moins de 101 dossiers de Prêt participatif de développement (PPD), de 100.000 à 300.000 euros en moyenne, ont été acceptés pour une somme totale de 18 millions d’euros leur permettant de bénéficier de 90 millions de prêts bancaires, Le modèle a depuis été dupliqué dans de nombreuses autres régions. « L’idée n’est pas de se substituer aux banques mais de compléter leur offre et d’aider les entreprises à conforter leur solvabilité », explique Bruno Bergoend, président de l’UIMM en Midi-Pyrénées.

Des dossiers de financement bouclés en deux mois

« Le dépôt de fonds auprès de bpifrance garantit les crédits, l’effet levier est important », explique Baudoin de Brie, référent national de l’UIMM. Conséquence : les banques sont moins hésitantes à prêter des fonds aux entreprises qui les sollicitent. C’est ce qu’a pu constater Alain Crouzil, PDG de la société Lacroix, spécialisée dans les portes automatiques piétonnes, quand il a voulu réorganiser son atelier de fabrication afin d’augmenter sa capacité de production. « Actuellement nous produisons 1900 portes, l’objectif est d’arriver à 5000 unités dans les dix ans à venir », explique le chef d’entreprise.

Un budget de 600.000 euros est nécessaire pour réaliser l’opération : en deux mois, le dossier est bouclé avec un apport de 200.000 euros de bpifrance et de 400.000 euros de HSBC et du Crédit agricole. Même son de cloche pour Patrick Compan, le dirigeant de CTMI, entreprise de tuyauterie basée à Albi, et qui a été accompagné à hauteur de 250.000 euros, 125.000 euros pour bpifrance et 125.000 de la banque Courtois, afin de racheter une entreprise concurrente à Alès. « Le taux de refus est faible et se situe à hauteur de 5% », précise encore Bruno Bergoend. Autre motif de satisfaction : très présent dans le secteur de l’industrie, les entreprises liées à l’aéronautique représentent 50% des dossiers.
Philippe Font

Sur la photo : L’atelier de production de la société Lacroix a été financé grâce au dispositif UIMM Invest. Crédits : DR