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Publié le mercredi 27 juin 2018 à 21h26min par Martin Venzal

Sport et Business. Pourquoi le TFC a tout intérêt à se rapprocher d’un grand club européen

En début de semaine, le président du Toulouse Football Club, également PDG du groupe Newrest, Olivier Sadran a fixé le cap et ses aspirations pour la saison prochaine du club sportif toulousain. Il a notamment annoncé un rapprochement avec un grand club européen. Explications.

1 > Retrouver le haut du tableau sportif
Depuis quelques années en Ligue 1, l’équation mathématique semble claire : seuls les clubs qui ont les moyens financiers de se payer des grands joueurs peuvent prétendre au top 10 du championnat. Le seuil semble se fixer aux alentours des 50 millions d’euros de budget. Un cap inateignable actuellement par le TFC, dont le budget s’établit à 35 millions d’euros. En faisant entrer un grand club au capital, dont l’identité sera révélée dans les mois à venir, Olivier Sadran vise les 52 à 55 millions d’euros de budget.

2 > Optimiser les recrutements
L’autre lacune du club toulousain, ce sont ses recrutements. Attrayants sur le papier, certains joueurs déçoivent ensuite sur le terrain. « Olivier Sadran a essayé de comprendre pourquoi, cela viendrait peut être d’un manque d’implication ou bien d’un choix de recrutement trop limité », confie un proche du dossier. Là encore en signant avec un grand club, le TFC pourrait ainsi avoir accès à des outils de ciblage bien plus importants. « On passerait d’une base d’accès de 1000 profils de joueurs actuellement, à près de 40.000 joueurs », explique cette même source. « Et par là-même, on se donne accès à de nouveaux profils.

3 > Profiter de l’expérience d’un grand club
Là encore, s’adosser à un grand club permetrait au TFC de bénéficier d’une expérience et d’un savoir-faire accru en matière de recrutement, mais également de merchandising et de communication. De l’autre côté, le club partenaire pourrait bénéficier du réseau du club local pour approcher de nouveaux grands comptes présents en région, notamment dans l’aéronautique.

4 > Repositionner le TFC dans les championnats européens

De ce partenariat, le Toulouse Football Club espère une montée générale en gamme. Si les résultats sportifs sont au rendez-vous, le club peut espérer participer à des compétitions internationales, lesquelles bonifieront sa politique de sponsoring. Bref, un cercle vertueux qui replacerait la Ville rose dans les grandes villes de football. L’impact sur le tourisme local serait indéniable.

5 > S’affranchir de la puissance locale
Les relations entre le TFC et les acteurs locaux ne sont pas toujours apaisées. Pour preuve, les négociations parfois tendues avec la Métropole quand il s’agit de renégocier la location du stadium. Adossé à un partenaire de poids, même minoritaire, donnerait au club une meilleure marge de manœuvre dans ses négociations en local. Mais l’exercice ne sera pas simple non plus. Avec un capital social de 5 millions d’euros, la valorisation des 20% des parts octroyées au nouvel actionnaire ne dépassera pas le million d’euros. Ce dernier pourra également apporter de l’argent liquide en compte courant d’actionnaire, mais l’effort reste limité.

Pour atteindre, voire dépasser le cap des 50 millions d’euros de budget global, les équipes du TFC devront donc aller persuader d’autres partenaires. Même signé en septembre, ce partenariat, unique dans l’histoire du club, ne tirera pas les Violets d’affaire.
M.V.

Sur la photo : Olivier Sadran, à l’occasion de la conférence de presse, lundi 25 juin. Crédit photo : Service de presse du TFC

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