ToulÉco

Publié le mardi 14 août 2018 à 18h30min par Audrey Sommazi

Toulouse. Les exploits aériens de Tintin atterrissent au musée Aeroscopia

Article diffusé le 7 juin 2018

Passionné par les avions, Hergé crée le personnage de Tintin en plein âge d’or de l’aviation et offre une place centrale aux avions dans ses récits. C’est ce que montre le musée Aeroscopia avec sa nouvelle exposition, visible jusqu’en janvier 2019.

Après un baptême de l’air mouvementé aux commandes d’un Flamingo Udet qu’il emprunte pour fuir le pays des Soviets, le globe-trotter journaliste s’envole dans un De Havilland DH.80A Puss Moth pour rejoindre l’Orient. Quarante-sept ans après la première publication des Aventures de Tintin, c’est sur le plus gros des porteurs de l’époque, le Boeing 747, que s’achève l’œuvre d’Hergé. Nous sommes en 1976 et Tintin atterrit à Sydney.
En totalité, le reporter à la célèbre houppette est monté à bord d’une cinquantaine d’avions, hydravions et hélicoptères au cours de ses aventures, rassemblés dans vingt-sept albums.

« Hergé était fasciné par les objets de la modernité, et donc par l’aviation », explique Fabienne Péris, responsable des collections au musée Aeroscopia, à Blagnac, près de Toulouse. « Tintin est né en 1929, deux ans après l’exploit de l’Américain Lindbergh traversant pour la première fois l’Atlantique en solitaire. Aussi, l’auteur représente les avions avec un grand souci de précision et de réalisme. A tel point qu’avec le développement du transport commercial et l’avancée technologique des gros-porteurs, il cantonnera Tintin dans son rôle de simple passager ».

Seuls les Tintinophiles, et les amateurs d’aéronautique, savent que trois aéronefs sont le fruit de l’imagination d’Hergé : la célèbre fusée rouge et blanche, le Carreidas du milliardaire du même nom, inspiré par Marcel Dassault, et le Stratonef H-22.

Relecture originale et unique

Ludique, cette exposition est aussi instructive et totalement intégrée aux collections de l’établissement. « Elle se fond avec le musée afin que le visiteur puisse faire des allers-retours avec les avions exposés », poursuit la responsable des collections qui a travaillé main dans la main avec le musée Hergé à Louvain-la-Neuve (Belgique).

Une cinquantaine de pièces prêtées - et parmi elles des planches de BD originales, des affiches, des croquis - prennent place à l’intérieur comme à l’extérieur du musée, du sol au plafond, sur les murs ou dans les vitrines, et même entre les avions. Et pour faciliter le parcours, les objets sont répartis en trois sections : le studio de création d’Hergé, ses sources d’inspiration et ses techniques de travail sur l’album Vol 714 pour Sydney.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Les pièces de l’exposition Tintin et ses avions sont intégrées aux collections du musée Aeroscopia. Crédits : Rémy Gabalda - ToulÉco

Jusqu’au 10 janvier 2019, « Tintin et ses avions », au musée Aeroscopia, allée André Turcat, 31700 Blagnac. Renseignement : www.musee-aeroscopia.fr