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Publié le dimanche 7 mai 2017 à 23h47min par Philippe Font

A Toulouse, les proches du Président Macron - et ses opposants - se préparent pour les Législatives

Saluée par la quasi totalité de la classe politique locale, la victoire d’Emmanuel Macron à l’Élysée, ne sera totale que s’il se dote d’une réelle majorité au Parlement. Désormais tous les partis, notamment en Occitanie, se mettent en ordre de marche pour les Législatives.

« Beaucoup d’émotion ». C’est la gorge serrée que Mickaël Nogal, responsable d’En Marche en Haute-Garonne a accueilli la victoire d’Emmanuel Macron dans le local de la société Oddos près du centre-ville de Toulouse. « Le mouvement a été crée il y a à peine un an, personne ne nous voyait gagner, on a réussi », explique-t-il. « Mais maintenant il faut transformer l’essai, car pour mettre en place notre projet il nous faut une majorité lors des législatives ».

Si on connaît déjà deux candidates investies, Élisabeth Tout-Paris et Sandrine Morch, la liste des autres prétendants sera dévoilée dans les prochains jours : Monique Iborra (ex PS) postule sur la sixième et Mickaël Nogal, lui même, a déposé sa demande d’investiture sur la 4e. Dans le camp des perdants, la défaite est amère. « Les Français ont opté pour le choix de la continuité, alors qu’ils ont besoin d’un roc et qu’il est représenté par Marine Le Pen », assure Julien Léonardelli, secrétaire départemental du FN31.

« Emmanuel Macron est placé devant ses responsabilités »

Largement battu à Toulouse, avec seulement 16% des voix pour sa candidate (résultat provisoire) dimanche soir, le Front National va tenter d’exister lors des élections législatives. « Dès lundi nous partons en campagne, les dix candidats, sept femmes et trois hommes, sont déjà désignés », explique encore Julien Léonardelli. Dans les rangs des partis écartés dès le premier tour, de gauche à droite, les élus locaux de Haute-Garonne et d’Occitanie se sont félicités de la victoire d’Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.

« Je me félicite de la victoire du camp républicain face à l’extrême droite. Le programme de Madame Le Pen aurait été, chacun l’a bien compris, une catastrophe pour notre pays », a réagi la présidente d’Occitanie Carole Delga qui s’est immédiatement projetée vers l’avenir. « (…) Emmanuel Macron est immédiatement placé devant ses responsabilités. Et d’abord celle de rassembler le pays, particulièrement divisé, fracturé ». A Montpellier, le maire de la ville Philippe Saurel, s’est déclaré « heureux parce qu’Emmanuel Macron a fait une belle campagne. Il a proposé un programme qui a plu aux Français. C’est un homme sérieux », avant de rajouter : « Il fait obstacle à l’extrême droite qu’il renvoie dans ses cordes ».

De son côté, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc reconnait que : « la tâche qui attend le nouveau président est immense (…) L’ampleur inédite des vote blancs et nuls attestent de la gravité de la situation de notre pays. Jamais depuis longtemps, la colère de nos concitoyens n’a été aussi grande ». Et le maire de Toulouse de se tourner vers les élections législatives de juin. « Elles doivent conforter l’alternance et le changement voulus par les Français après cinq années de socialisme calamiteuse ». Pour le socialiste Georges Méric, le président du département de Haute-Garonne, l’enjeu est désormais le troisième tour : il appartient au Parti Socialiste (…) de se rassembler lors des législatives de juin prochain ».
Philippe Font

Sur la photo : Désormais, le défi d’Emmanuel Macron - ici en visiteà Touloue - est de se doter d’une majorité à l’assemblée nationale. Crédits : Rémy Gabalda – ToulÉco

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