ToulÉco

Publié le mardi 2 avril 2019 à 21h34min par Audrey Sommazi

Les recettes de croissance du Grand Marché à Toulouse

Diversité des produits, création de services et développement de la clientèle, tels sont les leviers de croissance mis en place par le Grand Marché pour afficher des résultats en progression.

En juillet 2017, la métropole de Toulouse confiait la gestion du marché Min et de sa zone logistique à un nouvel opérateur. La holding Lumin, dont le capital se compose à 51% du marché de Rungis et à 44 % de la Poste Immo, se devait de « redresser » ce marché de gros, endormi. « Pour relever ce défi, dont la barre était placée très haut, nous avons rempli trois missions », détaille Dominique Batani, président du Grand Marché. « Nous devions assainir la gestion du marché et la rendre performante, développer son offre et faire revenir sa clientèle ».

Et c’est Maguelone Pontier qui s’y est employée. La nouvelle directrice s’est chargée de multiplier l’offre de produits du terroir en créant un pavillon de la fleur et un pôle de la gastronomie avec des produits laitiers. La jeune femme, formée en communication politique, a également mis en place des formations dédiées aux métiers de bouche. Cuisine mode d’emploi(s), la huitième école du chef étoilé Thierry Marx, ouvrira ses portes le 13 mai avenue des Etats-Unis pour dispenser des cours en alternance autour de quatre métiers ( boulanger, poissonnier, par exemple). Les élèves éloignés de l’emploi sont la priorité.

408 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018

Conséquences de cette restructuration ? « En dix-huit mois, les résultats sont très satisfaisants », se félicite Dominique Batani, par ailleurs directeur du marché de Rungis. Le chiffre d’affaires du Grand Marché progresse de 333 à 408 millions d’euros, avec un résultat net passant de 200.000 euros à 440.000 euros. Le nombre d’acheteurs est en hausse pour s’établir à 3600 et celui des producteurs à 302.

Le site accueille déjà dans ses locaux 150 entreprises et s’apprête à en recevoir douze autres. Thomas Fantini, le fondateur d’Esprit Pergo, y est installé depuis quelques semaines. « Avec la nouvelle cuisine laboratoire de 400 m², dans laquelle j’ai investi 250.000 euros, je multiplie la surface de production par deux pour développer mes activité snacking et pâtisserie », précise-t-il.

François Bourgon, à la tête de la fromagerie Xavier, aménage un atelier de production et une cave d’affinage de 700 m², dans lequel il a investi 1,2 million d’euros. Ce nouvel outil de production sera opérationnel à la fin de l’année.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Maguelone Pontier, directrice du Grand Marché, entourée, à sa droite de Dominique Batani, président du Grand Marché, François Cantineaud, directeur délégué de Lumin Toulouse et, à sa gauche, Jean-Jacques Bolzan, élu en charge du commerce de la ville de Toulouse. Crédits : Hélène Ressayres -ToulÉco