ToulÉco

Publié le mercredi 23 novembre 2016 à 21h22min par Julie Rimbert

Les syndicats d’Airbus craignent la suppression d’un millier de postes

Le projet de restructuration d’Airbus, baptisé Gemini, pourrait déboucher sur la suppression d’un millier de postes selon Force Ouvrière (FO). Les syndicats en sauront davantage le 29 novembre, lors d’un comité d’entreprise européen.

On en sait un peu plus sur le plan Gemini mis en place chez Airbus. Ce dernier consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l’activité) avec le groupe (Airbus Group SAS). Cette fusion, qui ne touche que les fonctions administratives, doit aboutir à la naissance d’Airbus en janvier prochain et être effective en juillet-août 2017. Elle est destinée à éviter les « doublons et à gagner en agilité »

De quoi inquiéter Jean-Marc Escourrou, secrétaire Force Ouvrière chez Airbus Group SAS, le syndicat majoritaire. « Le détail des postes supprimés nous sera communiqué mardi (29 novembre, NDLR) à Toulouse par le président exécutif d’Airbus Group, Tom Enders. On sait déjà que 780 postes devraient être supprimés dans le centre technique de recherche, l’informatique, la stratégie et le secteur juridique, mais un nouveau comité d’entreprise ce jeudi devrait alourdir ces chiffres, en ayant un impact sur d’autres services comme les ressources humaines, la finance et les achats généraux. Selon nos calculs, nous devrions dépasser les 1000 postes ».

« 780 postes supprimés sans justification »

Selon FO, la direction n’a pas parlé de licenciements secs. Mais le syndicat estime que « face aux suppressions de postes, cela devient difficile à recaser » et craint une annonce de Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Des suppressions de postes étant déjà annoncées chez Airbus Helicopters, l’organisation syndicale pointe la difficulté des reclassements en interne. Le syndicat CFTC a lui-aussi confirmé la suppression de « 780 postes sans réelle justification » dans un communiqué.

Sollicitée, la direction d’Airbus n’a pas souhaité réagir et se réserve pour les négociations avec les partenaires sociaux. « Nous attendons de voir le détail des suppressions et dans quel service. Mais avec ces annonces, nous avons du mal à voir la stratégie du groupe. On voit surtout la logique financière », s’inquiète Jean-Marc Escourrou.
Julie Rimbert

Sur la photo : Les syndicats craignent des centaines de suppressions d’emplois dans les mois à venir avec les fusions des différentes branches d’Airbus. Crédits : Rémy Gabalda - ToulÉco.