ToulÉco

Publié le dimanche 24 juillet 2016 à 19h30min par Armelle Parion

Logement social : des besoins en pleine croissance en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées

article diffusé le 29 février 2016

Avec Toulouse et Montpellier en forte croissance, la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées confirme la place centrale qu’occupent les logements sociaux dans l’habitat. Ils représentent désormais un tiers du chiffre d’affaires des entreprises du bâtiment.

Le social ne connaît pas la crise, ou presque. 8792 logements ont été livrés en 2015, et 11742 ont obtenu une autorisation de financement. Grâce aux programmes d’habitat social, plus d’un milliard d’euros sont injectés chaque année dans l’économie de la grande région. « Qu’il s’agisse de programmes de construction ou de réhabilitation, l’habitat social représente 30% du chiffre d’affaires des entreprises du bâtiment. Il a donc un poids déterminant dans le secteur », affirme Jean-Michel Fabre, le président de l’Union Sociale pour l’Habitat de Midi-Pyrénées.

L’habitat social régional génère 19.000 emplois, sans compter les 4000 personnes employées dans les organismes de logements sociaux, pour le suivi de 261.000 logements. Ces chiffres préfigurent le rapprochement à l’horizon 2017 des deux organisations professionnelles, l’USH de Midi-Pyrénées, et l’URO Languedoc-Roussillon. « On retrouve sur les deux territoires des zones dynamiques et des zones de déprise. Il y aura encore un besoin fort cette année », confirme Jean-Michel Fabre.

15.000 logements programmés en 2016

Pour 2016, les objectifs des deux organisations, regroupant 71 bailleurs sociaux, sont donc ambitieux. Plus de 9000 projets de nouveaux logements étaient identifiés fin février, pour une programmation, selon l’État, qui pourrait atteindre 15.000 logements. Sans compter la réhabilitation du parc ancien, autre engagement affirmé à l’horizon 2020, dans le cadre de la cop21, au rythme de 2500 logements par an en Midi-Pyrénées et autant en Languedoc-Roussillon.

« Le plus difficile est de trouver les financements pour l’aide à la construction. En raison du désengagement de l’État, les bailleurs sociaux sont obligés de participer sur leurs fonds propres à hauteur de 15% dans les programmes, alors que cette participation atteignait 5% il y a 10 ans », précise l’USH.

Trois ans d’attente pour obtenir un logement

Il faudra aussi augmenter les logements adaptés pour les seniors sur tous les territoires, et pour les jeunes étudiants ou actifs, sur les métropoles. « Le logement social n’était qu’une première étape dans le parcours résidentiel. Maintenant, les personnes y restent, voire y entrent à la retraite », ajoute Sabine Veniel-Le Navennec, la directrice de l’USH Midi-Pyrénées. Les bailleurs font de la rénovation énergétique un axe majeur d’investissement.

Actuellement, 29.000 demandes sont enregistrées sur la métropole toulousaine, et 40.000 sur Midi-Pyrénées. « Les gros programmes de construction lancés depuis dix ans n’ont pas suffi à rattraper notre retard en termes de densité de logements sociaux », affirme Jean-Michel Fabre. À Toulouse, il faut compter en moyenne trois ans pour obtenir satisfaction.
Armelle Parion

Sur la photo : Les logement sociaux, avenue de La Gloire. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.