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Publié le dimanche 3 février 2019 à 18h47min par La Rédaction

Aéronautique. Les commandes d’ATR divisées par deux en 2018

Petite année pour ATR, dont le siège est à Blagnac près de Toulouse. Le constructeur européen de turbopropulseurs, détenu à parité par Airbus et l’italien Leonardo, a annoncé, jeudi 31 janvier, que ses livraisons d’avions avaient reculé : 52 commandes fermes d’appareils en 2018 ( dont vingt concernent des ATR 42-600) contre 113 unités en 2017. La baisse de plus de moitié de ses livraisons s’explique par les nouvelles sanctions des États-Unis à l’encontre de l’Iran.

En 2017, Iran Air a passé une commande portant sur vingt avions turbopropulsés. Le gouvernement Trump a décidé d’imposer de nouvelles sanctions au pays. « Dans un environnement difficile », ATR a toutefois livré la plupart des avions commandés, et « ATR est parvenu à réaffecter l’ensemble des avions qui n’ont pu être livrés à Iran Air », poursuit le communiqué. En 2018, l’avionneur a livré soixante-seize appareils. Un chiffre en deçà de son objectif établi à quatre vingt avions. Le chiffre d’affaires s’est stabilisé à 1,8 milliard de dollars en 2018. ATR, qui dispose d’un carnet de commandes représentant trois années de production, maintient sa place de leader sur le marché des turbopropulseurs, avec une part des commandes de quelque 62%.