ToulÉco

Publié le lundi 18 septembre 2017 à 21h51min par Audrey Sommazi

Manatour fait décoller le tourisme industriel depuis Toulouse

Manatour complète son offre de visites industrielles aéronautiques avec celle de la chaîne d’assemblage du dernier-né d’Airbus, l’A350. Et se structure en interne pour mieux se développer.

L’année 2017 est celle de la restructuration. La société Manatour, fondée par Philippe Nau et Jean-Pierre Mas – actionnaires principaux – il y a vingt-cinq ans, a décidé de fusionner ses deux filiales : Taxiway, spécialisée dans les visites des sites d’assemblage d’Airbus, et Manatech, dédiée à l’activité réceptive et au tourisme industriel ( onze sites EDF, Dépêche du Midi, le marché gare à Toulouse, etc.). Désormais Manatour se compose d’une unique filière gestionnaire du musée aéronautique Aeroscopia, Manascopia.

« Notre idée est de simplifier la gestion interne du groupe qui emploie quatre-vingt-onze salariés. De plus, les clients nous demandent souvent des produits combinés. Comme nous assurons l’exploitation de vingt-deux sites industriels, nous avons alors décidé de nous fluidifier et de nous restructurer en juillet dernier », explique Laurence Calmels, la directrice générale.

D’autant que le portefeuille des visites d’entreprise s’étoffe. En janvier 2017, Manatour obtient l’exploitation des visites de l’aéroport Toulouse-Blagnac qui enregistre plus de 2000 touristes et celle de la chaîne d’assemblage de l’A350. Proposée depuis juillet dernier, cette dernière totalise déjà 2550 visiteurs.

D’autres projets sont dans les tuyaux. Mais Laurence Calmels ne veut pas dévoiler des pistes de réflexion. Hormis la visite de l’A400M d’Airbus exposé sur la zone extérieure d’Aeroscopia couplée à celle de la chaîne d’assemblage du super-jumbo et du musée. Dès janvier 2018, une fois les travaux de sécurisation effectués, les touristes pourront monter à bord de l’avion militaire sur réservation.

Le décollage d’Aeroscopia

Outre le tourisme industriel, Manatour mise sur le développement d’Aeroscopia. Ouvert en janvier 2015, les attentes ont été largement dépassées. « Nous espérions la première année 120.000 visiteurs. 217.000 ont fait le déplacement, 176.000 en 2016. Il s’agit d’une vague inattendue », poursuit la directrice générale.

Pour ne pas que le soufflé retombe, trois nouveaux avions vont s’installer sur l’esplanade nord en 2019 : un A380, le premier A320 et un A340-600. Le coût d’investissement du projet baptisé Tarmac Nord est de plus de 7 millions d’euros, supportés par Airbus (2,5 millions d’euros), la ville de Blagnac (2,1 millions d’euros) et les collectivités locales.

Manatour envisage aussi de faire croitre son activité réceptive. C’est la raison pour laquelle le groupe dispose désormais d’un nouvel équipement, la ferme de Pinot composée de deux salles de séminaires et d’un restaurant. Objectif : faire décoller les séminaires auprès des entreprises, à hauteur de 180 par an en 2018.
Audrey Sommazi

Sur la photo, Laurence Calmels, directrice générale de Manatour, qui enregistre un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en 2016. Crédit photo Hélène Ressayres - ToulÉco