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Publié le mardi 19 novembre 2019 à 19h00min par Armelle Parion

Mobilier d’entreprise. Le Toulousain Makiba veut devenir le spécialiste du « bureau actif »

Créée en avril 2017, l’entreprise, dont les bureaux sont à Labège près de Toulouse et le local de stockage et d’assemblage à Montaudran, livre du mobilier de bureau adapté aux PME, aux industriels et aux organismes publics.

Tous deux issus de l’ingénierie, Franck Taverriti et Nicolas Fabries ont décidé de se consacrer à la fabrication de mobilier actif. « Aucun de nous ne s’y connaissait vraiment, mais je m’intéressais aux nouvelles méthodes de management, et Nicolas avait vécu les affres de la sédentarité, avec ses problèmes de dos. Son ennemi était la chaise de bureau », explique l’un des deux associés et cogérants, à l’origine du projet.

« Le bureau actif n’est pas magique », poursuit-il. « Nous sommes plutôt dans le préventif, dans une démarche de qualité de vie au travail, qui rime aussi bien avec santé, qu’avec efficacité et attractivité pour l’entreprise. Aujourd’hui, l’expérience de travail au quotidien arrive devant le salaire en termes de préoccupation. Mais tout le monde a le même bureau, qu’il mesure 1,60 ou 2,20 mètres ».

300 postes de travail équipés

Leur mobilier, récompensé par le réseau Entreprendre Occitanie-Garonne, permet de changer la position de son bureau (le plateau peut descendre jusqu’à 60 cm pour une personne à mobilité réduite, et monter jusqu’à 1,26 mètre), d’être alerté par un signal toutes les heures, afin de penser à se lever pour se dégourdir les jambes, ou encore de mettre son bureau en position debout pour une réunion.
Il se compose d’un châssis métallique modulaire, avec des colonnes électriques télescopiques. La commande paramétrée (connectée en bluetooth au téléphone), permet aussi de changer l’orientation du plateau.

Le mobilier est fabriqué par deux sous-traitants de la région : Parlons Bois à Sorèze, et TSM 31 à Montaudran. Les moteurs, quant à eux, proviennent du Danemark.
Makiba a déjà équipé 300 postes chez Alten, l’Acoss, le CNRS de Toulouse, Toulouse métropole et la Ville de Blagnac, ainsi qu’une PME d’Avignon et de nombreuses start-up. Elle a aussi élaboré deux mini bureaux sur roulettes destinés à l’intervention des techniciens, pour le datacenter de Fullsave. « 80% des arrêts de travail sont dus à des problèmes de dos. Nous souhaitons apporter une valeur ajoutée à chaque collaborateur. Cela favorise aussi le travail collaboratif, et donne une meilleure image de l’entreprise », assure Franck Taverriti.

Forte croissance

« Les bureaux électriques existent depuis près de vingt ans dans les pays du nord, mais nous souhaitons devenir le spécialiste du mobilier actif. Nous aimerions toucher les 3000 datacenter d’Europe », ajoute le cogérant. L’entreprise, rentable depuis sa première année, prévoit d’atteindre les 260.000 euros de chiffre d’affaires cette année, ce qui représente une croissance de plus de 50% en un an.

Makiba prépare également son virage vers la vente indirecte, en développant son réseau de distributeurs dans toute la France. « Nous prévoyons d’embaucher dès l’an prochain, pour la logistique et l’administratif d’abord, puis des designers. Mais avant d’opérer une levée de fonds, nous souhaitons sécuriser le chiffre d’affaires ».
Armelle Parion

Sur les photos, les bureaux actifs de Makiba, notamment le bureau pour enfants, avec le contrôle parental pour éviter les collisions. Crédits : DR.

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