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Publié le lundi 2 décembre 2019 à 19h20min par Johanna Decorse

Municipales à Toulouse. L’ex-présidente d’Aerospace Valley rejoint Jean-Luc Moudenc

Agnès Bertrand (ex-Paillard), l’ancienne présidente d’Aerospace Valley, a rejoint la liste du maire sortant Jean-Luc Moudenc. Cette cheffe d’entreprise non encartée qui siège à l’Institut européen de l’innovation et de la technologie veut apporter son « expérience » aux Toulousains.

Alors que Nadia Pellefigue (tête de liste Une, PS, PRG et PCF), vient d’inaugurer son local de campagne tout près du Capitole, Jean-Luc Moudenc poursuit, comme il le fait depuis mi-octobre, la présentation de ses colistiers issus de la société civile pour les municipales de mars 2020. Le maire sortant de Toulouse qui se pose en candidat « de l’expérience et du renouvellement » a promis une liste 50/50 et ne révélera les noms de tous ses colistiers encartés que d’ici une quinzaine de jours. Soutenu officiellement par Les Républicains, La République en Marche, l’UDI, Agir, le Mouvement radical et Les Centristes, Jean-Luc Moudenc ménage ses effets.

Après l’astronaute Philippe Perrin, la tête de liste « Aimer Toulouse » a présenté ce lundi 2 décembre une recrue de poids : Agnès Bertrand, directrice générale puis présidente du pôle de compétitivité Aerospace Valley entre 2009 et 2017. Elle portait à l’époque le nom de Paillard. Ancienne directrice générale de Serma Technologies qui a chapeauté entre 2011 et 2018 le programme d’avion électrique (e-fan) d’Airbus, elle dirige aujourd’hui une société de conseil en innovation. Par ailleurs, elle exerce toujours ses fonctions au sein du conseil d’administration de l’Institut européen de l’innovation et de la technologie.

De « centre gauche »

C’est sa « connaissance du territoire et des entreprises » qu’Agnès Bertrand dit vouloir mettre « au service des Toulousains ». « Toulouse est une région que le monde entier nous envie, tirée par l’aéronautique ce qui est une vraie chance… Mais il y a aussi de nouveaux secteurs et de nouvelles activités à accompagner pour qu’ils deviennent des atouts additionnels de l’économie de demain comme le numérique, IOT, l’intelligence artificielle, la robotique, etc. Toulouse a atteint une taille critique et peut envisager des choses importantes », estime Agnès Bertrand.

Directrice générale adjointe en charge du développement économique et de la recherche au sein du Conseil régional de l’ex-région Aquitaine entre 2002 et 2009, poste auquel l’a nommée le socialiste Alain Rousset, Agnès Bertrand fait à 60 ans ses vrais débuts en politique. Elle qui se présente comme « centre gauche » se dit en phase avec « les alliances » conclues par Jean-Claude Moudenc. Au sujet de la candidate socialiste Nadia Pellefigue, son « amie », elle explique qu’elle ne lui a pas demandé de figurer sur sa liste et qu’elle ne partage pas « son positionnement ».
Johanna Decorse

Sur la photo : Agnès Bertrand a rejoint la liste « Aimer Toulouse », de Jean-Luc Moudenc, candidat à la réélection. Crédits : DR.