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Publié le lundi 1er juillet 2019 à 17h42min par Johanna Decorse

Occitanie. Le permis de recherches de la mine de Salau annulé par la justice

La décision était attendue mais elle a eu l’effet d’un coup de tonnerre dans la vallée du Haut-Salat comme à Paris. Vendredi 28 juin, le tribunal administratif de Toulouse a annulé le permis de recherches octroyé par l’Etat français en octobre 2016 à la société Variscan Mines pour l’exploration de l’ancienne mine de tungstène de Salau, en Ariège.

Dans la droite ligne du rapporteur public lors de l’audience du 11 juin dernier, les juges ont estimé que la société minière ne justifiait pas et ne disposait pas de capacités financières suffisantes pour cette opération chiffrée à 25 millions d’euros.

« Après avoir relevé que la société Variscan Mines s’est engagée dans le dossier de demande de permis exclusif de recherches à consacrer un montant de 25 millions d’euros pour les travaux d’exploration, le tribunal constate que la société Variscan Mines, dont l’actif s’élevait à la clôture de l’exercice 2014 à 2,05 millions d’euros, ne disposait pas, à la date de l’arrêté attaqué, des capacités financières propres pour mener à bien ces travaux », a indiqué le tribunal administratif dans son jugement.

Cette décision met un coup d’arrêt au projet d’exploration et ce, même si l’État décidait de faire appel. Le chantier ne pourrait démarrer que si ce dernier obtenait gain de cause à l’issue d’un nouveau procès, l’appel n’étant pas suspensif du jugement de première instance.

La mairie de Couflens et les trois associations qui avaient déposé deux recours en décembre 2016 et février 2017 pour contester la validité du permis ont exprimé « leur immense soulagement ». Du côté de l’association PPERMS, favorable au projet, ses membres se disent « déçus mais pas abattus ». Ils comptent sur un éventuel appel de l’État ou sur une nouvelle demande de permis.