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Publié le lundi 28 novembre 2016 à 19h13min par Philippe Font

Privateaser veut réserver ses soirées à Toulouse

Le site Privateaser permet de réserver en ligne un bar, un restaurant ou un loft. Disponible à Paris depuis deux ans, le concept souhaite se pérenniser dans trois villes françaises, Bordeaux, Lyon et Toulouse.

Réserver et privatiser un bar ou un restaurant en trois clics. C’est ce que propose depuis deux ans le site Privateaser. À l’origine de ce concept, on retrouve trois étudiants de l’école Centrale à Paris : Alexandre Paepegaey, Raphaël Kolme et Nicolas Furlani, 26 ans tous les trois.

Les trois compères se sont rencontrés en 2014 lors de leurs études à Centrale dans la filière entrepreneuriat, une branche « où on nous apprend à créer une entreprise », explique Nicolas Furlani originaire de Montauban. « L’idée est venue quand à Paris nous avons décidé de fêter un anniversaire, mais nous n’avions nulle part où aller car on ne connaissait pas d’endroit capable d’accueillir des groupes », explique Nicolas Furlani.

Une levée de fonds de 800.000 euros en un an

Le concept s’adresse aux 25/40 ans souhaitant se retrouver lors d’anniversaires, d’afterworks ou de soirées d’entreprises. Après avoir intégré l’incubateur de Centrale, « nous avons disposé de bureaux gratuits pendant six mois et nous avons pu tester notre business model », ajoute Nicolas Furlani, les trois startupers déménagent dans un autre incubateur, Welcome City Lab, celui de la mairie de Paris où la société se développe : forte de ses vingt-cinq salariés et après avoir obtenu deux levées de fonds de 300.000 euros (mars 2014) et 500.000 euros (mars 2015) auprès de Kerala, Privateaser compte aujourd’hui s’implanter à Lyon, Bordeaux et Toulouse.

Un déploiement à l’étranger

Dans la Ville rose, une quinzaine d’établissements sont déjà référencés. « Pour les établissements, le référencement est gratuit, on se fait rémunérer par le gérant du bar ou du restaurant (10% sur la transaction), seulement si le site amène des groupes », détaille Nicolas Furlani qui reste discret sur le chiffre d’affaires de la société. « On préfère parler des 600.000 personnes qui sont références sur notre site. Et puis l’équilibre financier c’est bien pour une entreprise traditionnelle, nous dès que nous sommes à l’équilibre on embauche une personne, on préfère investir grâce aux levées de fonds. C’est notre stratégie ».

Et cela n’est pas prêt de s’arrêter : d’ici quelques mois, Privateaser espère l’arrivée de nouveaux investisseurs habitués à manœuvrer à l’étranger. Dans six mois il sera possible de réserver en ligne son pub ou sa bodega en ligne, en Angleterre ou en Espagne.
Philippe Font

Sur la photo : Alexandre Paepegaey, Nicolas Furlani et Raphaël Kolm, les trois fondateurs de Privateaser. Crédit : DR

Soutenue depuis ses débuts par Kerala Ventures, la startup a réalisé un nouveau tour de table de 3M€ auprès d’Isai. L’objectif de la levée est de perfectionner la plate-forme, d’étendre l’offre en France et à l’international, et devrait permettre à Privateaser de recruter au moins 50 personnes dans les deux prochaines années.