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Publié le dimanche 6 mai 2018 à 18h41min par Philippe Font

Toulouse. Quaternion fait son cinéma sur la Croisette avec Ekilaya

La start-up toulousaine Quaternion a mis au point une structure en bois, Ekilaya, pour accueillir les manifestations temporaires. Elle sera dans quelques jours au festival de Cannes, avant un lancement à l’étranger.

Et si la vedette du prochain festival de Cannes était toulousaine ? La question semble un peu osée alors que s’ouvre dans quelques jours la compétition internationale qui va regrouper le gotha du cinéma mondial. Pourtant deux jeunes toulousains, Mathieu Sudres et Simon Hulin, à la tête de la start-up Quaternion vont présenter Ekilaya. Derrière ce doux nom se cache l’appellation d’un système d’architecture en bois permettant d’accueillir des évènements temporaires.

Lancé il y a deux ans et inspiré d’une technologie allemande des années 60, le dispositif a déjà séduit de nombreuses sociétés dont une grande marque de boisson qui a décidé de faire appel aux Toulousains pour un événement sur la Croisette. « Le concept d’Ekilaya propose une variété infinie de formes, de surfaces et d’atmosphères, et peut s’installer autant à l’intérieur qu’à l’extérieur », explique Mathieu Sudres, qui a initié le projet lors de ses études à l’école d’architecture à Toulouse. Fabriquée en frêne français d’Isère, la structure Ekilaya se présente sous la forme d’une maille légère en forme de coque de bateau renversée. « La structure courbe présente l’avantage d’avoir de grandes portées avec peu de matière », ajoute encore Mathieu Sudres.

Objectif levée de fonds de 700.000 euros en 2018

Légère, résistante et esthétique, Ekilaya a nécessité plusieurs années de mise au point technique. Pour cela, les deux étudiants de l’école d’architecture ont collaboré avec l’Insa et le bureau d’études Terrell Toulouse. « C’est de l’architecture événementielle de qualité, la structure peut être utilisée trois mois en extérieur », confirme Mathieu Sudres. Des animations touristiques sur les plages, dans les stations de ski, des pavillons de vente ou des équipements sportifs de courte durée sont autant de débouchés pour les deux jeunes entrepreneurs.

Après une levée de fonds de 200.000 euros en 2017, la start-up vise désormais un nouvel apport de 700.000 euros d’ici fin 2018. Objectif : pouvoir recruter deux salariés supplémentaires (un ingénieur en génie civil et un responsable commercial), et pouvoir produire les structures à un rythme industriel pour cibler le marché européen. « Car en France, le marché de l’événementiel est trop restreint, nous devons travailler avec l’Italie, l’Espagne, le Suisse ou l’Allemagne ». Un scénario cousu main pour Quaternion.
Philippe Font

Sur les photos :
En haut : La structure Ekilaya est fabriquée en frêne français et s’inspire d’une invention allemande des années 60. Crédits : DR
En bas : Mathieu Sudres et Simon Hulin, les fondateurs de Quaternion. Crédits : DR