ToulÉco

Publié le mardi 23 août 2016 à 18h00min par Agnès Fremiot, Audrey Sommazi

Restaurants. Si le Vietnam m’était conté à Toulouse

article diffusé le 1er mars 2016

Entre les restaurants où la carte est aussi longue que la baie d’Ha Long et les petites échoppes où se cuisinent quelques spécialités, les gourmets amateurs du Vietnam ont l’embarras du choix pour une pause gourmande. Sauf que tous les établissements ne se valent pas. Voici une sélection parmi nos cantines (...)

Le kiosque Moi du Grand Rond
Une véritable institution au bout des allées François-Verdier, près du Grand Rond. Ici, le service est sans chichis : on choisit son plat à la carte, on passe commande, on se munit d’une fourchette, d’un couteau, d’un verre et d’une serviette, et on s’installe à une table sous les arbres ou sur un banc avec sa lunch box à emporter.
Entre les baguettes. Un grand choix possible à partir de 1 euro : nems petits et grands, la brioche farcie à la vapeur, la salade Bo bun (crudités et vermicelles de riz accompagnées de fines lamelles de boeuf à la citronnelle parsemées de cacahuètes grillées).

Monsieur Cyclofood
Thomas, un ancien de L’empereur de Hué, a troqué sa bicyclette garnie de sandwichs - Banh mi- contre un petit espace de quelques tables près de la place du Peyrou. Seul maitre à bord de sa petite cantine sans fioritures, Monsieur Cyclofood, à pied dorénavant, propose une cuisine simple composée de ses fameux pains, entre la baguette française et la street food vietnamienne, avec poulet au basilic thaï et tranches de boeuf mariné.
Entre les baguettes. Monsieur Cyclofood propose aussi un plat du jour (9,50 euros) préparé à la commande comme le porc caramélisé aux petits légumes ou encore des boulettes de porc et un poulet au gingembre, le tout accompagné de riz.

Hoazai
Il ne paye pas de mine ce petit restaurant de quartier. Boui-boui tenu par une famille - à ne pas confondre avec Saveurs du Vietnam à quelques mètres - il est très souvent bondé malgré la musique kitch (avez-vous déjà entendu « Petit papa Noël » en viêtnamien ?) et la décoration désuète. Ici aussi, on sait pourquoi on vient.
Entre les baguettes. La cuisine, sans prétention, est copieuse avec un budget de 10-12 euros par plat : des seiches saisies aux cinq épices, des pâtes de riz sautées au boeuf, poulet grillé à la citronnelle, canard poêlé à l’ananas et aux champignons parfumés. Quant au dessert, il faut se laisser tenter par les perles du japon à la crème de coco.

La maison des nems
Les lycéens de Fermat en ont fait leur cantine du midi. Est-ce bon signe ? Oui car dans leur sillage une flopée de clients se donnent aussi rendez-vous dans ce petit restaurant en longueur, à la décoration minimaliste. Les chaises roses et le miroir minuscule Ikea font donc l’affaire.
Entre les baguettes. Grand choix de plats à partir de 9 euros : nouilles sautées aux crevettes, légumes, boeuf et poulet Mais pas seulement. La famille originaire du Laos propose une sélection de plats d’Asie… Il y a même du riz cantonais et des pad thaïs.

Chez Pham
C’est dans une ancienne boucherie que la table d’hôtes vietnamienne, voisine de sa grande soeur Chez Navarre, a installé ses chaises en formica et ses couverts dépareillés Arcopal. Le principe est simple : s’assoir à une place libre, aux côtés de convives, voire amis d’un jour, puis se lever et se servir à volonté sur l’établi afin de déguster une cuisine parfumée avec des herbes aromatiques, dont méli-mélo de salades au rutabaga et choux, travers de porc caramélisés, le pho (bouillon aromatisé au boeuf et nouilles de riz) et en guise de dessert le flan à la feuille de pandanus.
A.S & A.F.

Sur les photos, de haut en bas : la Maison des Nems, Chez Moi et Hoazai. Photos H.R. - ToulÉco