ToulÉco

Publié le lundi 24 décembre 2018 à 18h30min par Audrey Sommazi

Restauration. Thomas Fantini aiguise ses appétits d’entrepreneur

article diffusé le 13 décembre 2018

Thomas Fantini occupe le terrain. L’ancien joueur de rugby s’est engagé dans la restructuration d’Esprit Pergo pour devenir une référence sur les marchés de la restauration, du snack et du traiteur à Toulouse.

Dire de Thomas Fantini qu’il est actif voire très actif est un euphémisme. Ce Toulousain de 43 ans n’a pas une minute à lui et bouillonne d’idées. Restauration, snacking et traiteur pour sportifs, entreprises et particuliers sont les trois activités d’Esprit Pergo. Que manque-t-il à ce groupe déjà dynamique sur ces trois secteurs (50 salariés pour 5 millions d’euros de chiffre d’affaires) ? « La boulangerie », lâche ce chef d’entreprise, sans sourciller. « Cela aurait du sens, puisque nous fabriquons déjà nos pains pour les hamburgers. Et cette activité viendrait en complément de nos marchés existants ».

En attendant que cette nouvelle idée se concrétise, Thomas Fantini a du pain sur la planche. « Aujourd’hui, on organise onze prestations », lance-t-il, depuis son restaurant la Pergola dans le quartier Lardenne, vaisseau amiral du groupe. Il vient aussi de souffler la première bougie de la seconde version de son restaurant et cave à vin Bistrot & compagnie, à Labège. Et d’ouvrir en association avec le Stade Toulousain (30 % des parts) Ernest rue Alsace-Lorraine. Ce concept-store (restauration en libre-service et épicerie) est le premier du genre, amené à se développer dans les musées de la métropole toulousaine. « Le non est interdit chez nous », lâche cet ancien joueur de rugby, qui dispose d’un sacré carnets d’adresse dans le monde du sport. D’ailleurs, il vient de signer un contrat avec le TFC qui porte sur ses trois métiers les jours de matchs.

Actionnaire principal

En coulisse, Esprit Pergo se professionnalise pour se développer et répondre aux marchés haut de gamme. Car le chef d’entreprise pense à demain, au MEET (futur Parc des expositions), à la Coupe du monde de rugby, et aux retombées des JO. « Nous avons une place à prendre et il faut nous équiper pour être compétitif, en termes de qualité et de prix ». Depuis deux ans, celui qui a repris les manettes de ses établissements pour en être l’actionnaire majoritaire met en place une nouvelle stratégie pour gagner en souplesse, tout en limitant les coûts. Ainsi, les achats et les fournisseurs sont centralisés et Esprit Pergo a recruté neuf personnes sur deux ans.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Thomas Fantini table sur un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros et 80 emplois fin 2020. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco