ToulÉco

Publié le mardi 25 septembre 2018 à 17h54min par Agnès Fremiot

Sandbox, le coworking toulousain qui rebat les cartes dans l’univers du jeu

Le premier espace de coworking dédié à l’univers du jeu va ouvrir ses portes à Toulouse au début du mois d’octobre. L’objectif est de fédérer les acteurs de cette filière particulièrement dynamique localement, mais encore dispersée.

Un nouvel espace de coworking va ouvrir ses portes à Toulouse rue Magné dans le quartier Saint-Cyprien au début du mois d’octobre. Un acteur de plus sur un marché déjà presque saturé ? Pas tout à fait : celui-ci, baptisé Sandbox – the game hub, a vocation comme son nom l’indique, à se spécialiser dans l’univers du jeu au sens large. « À l’origine, il s’agit des locaux de Morning, un éditeur de jeux de société, qui disposait d’une surface de 350 m² qu’il n’exploitait pas. Il a donc contacté l’équipe Toulouse Game Dev, l’association de développeurs dont je m’occupe, pour lui proposer de s’y installer. Nous avons constaté très vite que nous avions créé de vraies synergies et que les échanges étaient profitables. Voilà pourquoi, nous avons souhaité ouvrir plus largement cet espace », explique Nikiforos Apergis, qui gère le projet.

Sandbox sera donc un tiers-lieu dédié aux professionnels qui évoluent dans des métiers liés au jeu en général. « Notre objectif est de favoriser les échanges, le réseau et le travail sur des projets communs en mettant à disposition des personnes des espaces équipés et des salles de réunion. » Mais Sandbox ambitionne également de valoriser cette filière. « Nous allons proposer des actions de médiation auprès du grand public afin de montrer ce qui se fait dans nos métiers. Nous visons de petites manifestations régulières. »

Devenir un phare pour les acteurs indépendants du jeu

Au quotidien, Sandbox s’organisera comme un espace de coworking traditionnel avec une formule classique ouverte aux entrepreneurs de passage et un format permanent 24 heures / 24 et 7 jours sur 7. « Nous ne sommes pas sectaires. Nous attendons des graphistes, des web designer, des illustrateurs… Mais toujours dans l’idée de créer des synergies autour de notre thématique jeu », précise Nikiforos Apergis. Une trentaine de personnes pourront être accueillies sur place à un tarif qui se veut le plus abordable possible. Le modèle économique sera classiquement celui d’un tiers-lieu. « Notre objectif n’est pas de nous enrichir et notre cœur de métier n’est pas de gérer un espace de coworking, mais de créer un écosystème autour du jeu. Nous gagnerons à travailler ensemble. »

En effet, Nikiforos Apergis souhaite à terme que Sandbox devienne « un phare » pour les intervenants toulousains de la filière du jeu. « Nous constatons qu’il existe un certain dynamisme dans ce secteur, mais que ce sont souvent des petites activités dispersées. Notre objectif dans un premier temps est très local et consiste à fédérer les gens du coin. »
Agnès Frémiot

Sur la photo : Sandbox comptera notamment une ludothèque et une borne d’arcade, afin de marquer son identité. Photo : DR

P.S. :

Nikiforos Apergis a créé la Toulouse Pixel School qui initie les personnes de 7 à 77 ans à la création d’un jeu vidéo. Il est également à l’origine de L’Atelier Pop Culture, une structure spécialisée en organisation et animation d’événements liés à la culture populaire.