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Publié le lundi 17 octobre 2016 à 21h09min par Johanna Decorse

Santé. Le groupe Capio renforce ses positions à Toulouse

Le groupe suédois, présent aussi en Norvège et en Allemagne, réalise un tiers de son activité en France dans la région toulousaine. Son dernier projet, Capio La Croix du Sud, va réunir les cliniques du Parc et Saint-Jean-du-Languedoc et sera livré à l’automne 2018.

Depuis le rachat en 2003 de la Clinique des Cèdres, Capio n’a cessé de se développer dans la région toulousaine. Le groupe suédois, coté à la bourse de Stockholm depuis 2015, emploie quelque 12.000 salariés en Europe et gère cent établissements, dont vingt-deux dans l’Hexagone. A elles-seules, les cliniques Les Cèdres, Beaupuy, du Parc et Saint-Jean-du-Languedoc ont dégagé en 2015 un chiffre d’affaires de près de 175 millions d’euros, soit un tiers de l’activité de Capio France.

Premier opérateur privé de la région en médecine et chirurgie, deuxième en psychiatrie, Capio a mis en route un grand chantier dans le Sud-Est toulousain avec le projet de La Croix du Sud. Ce futur établissement de 33.500m2 et de 400 lits et places, doit ouvrir à l’automne 2018 et réunira sur un même site, à Quint-Fonsegrives, les équipes de Saint-Jean-du-Languedoc et de la polyclinique du Parc. Cet établissement historique du centre-ville va libérer plus de 10.000 m2 dédié à l’hospitalisation mais conservera une activité avec une maison médicale réunissant un centre de consultation, un centre de radiologie et un laboratoire d’analyse médicale.

Des pôles d’excellence régionaux

Le coût de la construction de la clinique La Croix du Sud, soit 100 millions d’euros, est supporté par la société immobilière Icade Santé. En contrepartie d’un remboursement sous forme de loyer, le groupe Capio occupera le bâtiment pour une durée minimum de deux fois douze ans.

Le futur établissement réunira à terme vingt-neuf salles de blocs opératoires, un service d’urgence, une maternité, une unité de procréation médicalement assistée mais aussi une maison médicale, financée à 90% par les médecins qui y consulteront. « Le projet médical de La Croix du Sud est construit autour de la consolidation des activités des cliniques du Parc et de Saint-Jean-du-Languedoc. Il va réunir des pôles d’excellence, avec son centre de la douleur, ses pôles urologie ou encore esthétique et reconstruction chirurgicale », explique Véronique Dahan, directrice régionale de Capio.

« Trouver le point d’équilibre »

Le groupe y mettra en oeuvre sa « stratégie innovante et performante » autour de « la médecine moderne » et de « la récupération rapide après chirurgie » dont la conséquence vertueuse est de raccourcir le temps d’hospitalisation pour atteindre 70% de prise en charge en ambulatoire. Une démarche initiée par Capio en 2010, qui va dans le sens de la maîtrise des dépenses de santé et pour laquelle le groupe se dit « très écouté par les autorités de tutelle ».

« Il ne s’agit pas de mettre les patients plus tôt à la porte mais de faire en sorte, grâce aux nouvelles technologies de la médecine qu’ils restent seulement le temps nécessaire pour les soins. Ils sont de cette façon moins exposés aux risques liés à l’hospitalisation. La qualité coûte moins cher et génère moins de complications », souligne Véronique Dahan. Elle assure aussi des « gains de productivité » qui permettent à Capio, détenu à plus de 86% par des fonds d’investissement européens, de « trouver le point d’équilibre » malgré les réductions tarifaires imposées par le gouvernement.
Johanna Decorse

Sur la photo : La future clinique Capio La Croix du Sud ouvrira à l’automne 2018. Photo DR