ToulÉco

Publié le mardi 4 juillet 2017 à 18h30min par Agnès Fremiot

Scassi travaille sur la sécurisation de la voiture du futur

La société d’ingénierie et de conseil Scassi collabore à sécuriser les éléments critiques embarqués dans les avions. Son prochain défi : sécuriser la voiture autonome.

Scassi est une société d’ingénierie, de conseil et d’audit dédiée à la sécurité des systèmes d’informations et des systèmes embarqués. Implantée à Toulouse et Madrid, elle emploie quarante collaborateurs et vise un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros en 2017, contre 2 millions l’an dernier. L’entreprise a notamment développé Phosforea, une solution de sensibilisation et de formation à la cybersécurité en présentiel, e-learning ou blended learning qui a permis de sensibiliser plus de 10.000 personnes à ces problématiques. « Avec Phosforea, nous nous attaquons au facteur humain, absolument incontournable dans la cybersécurité. Nous proposons quatre niveaux de formation, qui vont de la sensibilisation à la certification », explique Laurent Pelud, le dirigeant de Scassi.

Dans le même ordre d’idées, la filiale espagnole, Scassi Ciberseguridad, travaille en étroite collaboration avec l’Incibe (l’Institut national espagnol de cybersécurité), et a notamment créé pour lui des parcours de sensibilisation dédiés aux professionnels. « Nous sommes aussi le représentant français du Centro de Ciberseguridad Industrial, ce qui nous permet d’avoir une vision d’ensemble sur la chaîne de la cybersécurité des composants industriels en Espagne et de comparer ces avancées avec celles des autres pays. »

Une priorité sur la sécurité des composants embarqués

Scassi se spécialise d’ailleurs dans la sécurité des composants critiques embarqués pour le monde de l’aéronautique. Un volet de son activité sur lequel elle entend mettre de plus en plus l’accent. « Nous travaillons en partenariat avec les constructeurs et leurs fournisseurs autour de la sécurisation de ces éléments avec toutes les contraintes de sécurité qu’implique un tel écosystème. Notre rôle est d’étudier et d’identifier leurs points de vulnérabilité et de proposer des solutions pour sécuriser ces dispositifs », indique Laurent Pelud.

Scassi s’intéresse également à la problématique de la sécurisation de la chaîne de paiement. « Tous les terminaux dédiés sont des systèmes critiques pour l’économie française. Nous travaillons, avec les autorités de tutelle du paiement en France, à les protéger ». Grâce à sa maturité sur les secteurs du spatial et de l’aéronautique, Scassi va s’attaquer à un nouveau marché, celui de la voiture autonome et connectée. « Nous étudions là aussi les points de vulnérabilité de ces véhicules et nous avons un banc de test en création. Si aujourd’hui ce sujet peut paraître lointain, d’ici à peine dix ans, il s’imposera comme une réalité économique. Nous avons donc moins de dix ans pour avoir des solutions matures dans le domaine. Il faut être prêt rapidement. La complexité de ce type de véhicules est énorme, ils comptent deux fois plus de lignes de code qu’un avion ! »
Agnès Fremiot
Photo DR