ToulÉco

Publié le mercredi 30 octobre 2019 à 18h34min par Béatrice Girard

Le futsal fait des émules à Toulouse

Dans le sillon du foot traditionnel, le futsal, qui se joue à cinq et sur parquet, fait de plus en plus d’adeptes mais cherche encore son modèle économique.

Alors qu’une bonne partie des Français se passionne pour le moindre résultat des « bleus » de Didier Deschamps, qui sait que l’équipe de France de futsal (affiliée à l’association mondiale de futsal) vient d’être sacrée championne d’Europe et fait partie des huit meilleures équipes au monde ? Qui sait encore que la Fédération française de foot soutient, elle aussi, la pratique du futsal après avoir créé dès 1997 le Futsal Fifa ?
La pratique de ce sport en salle n’est pourtant pas récente. « C’est un sport né dans les années 30 en Uruguay et qui est toujours très pratiqué là-bas », explique Mikael Bourdaraud, le secrétaire général de l’Association française de futsal (AFF). « Le futsal se joue au pied mais seulement à cinq contre cinq sur parquet et avec des règles du jeu qui mixent celles du hand, du basket et du volley. »

L’Occitanie, terre de futsal

Malgré ce déficit de notoriété, les adeptes du futsal seraient de plus en plus nombreux en France. « L’AFF comptait 400 adhérents il y a cinq ans et près d’un millier aujourd’hui », évalue Mikael Bourbaraud. C’est en Île-de-France, dans le nord et surtout en Occitanie qu’ils sont les plus nombreux (70 % des adhérents de l’AFF).
Même engouement au sein de la fédération futsal Fifa, qui compte 28.500 adhérents et a placé le développement de ce sport comme l’une des priorités du plan Ambition 2020 de la FFF avec un objectif de 40.000 licenciés.

Une discipline en voie de professionnalisation

Malgré ce succès, l’association française de futsal se définit comme « une fédération amateure », et ne parvient pas à générer un vrai business. « Chez nous les sponsors sont rares et le modèle de financement est basé sur les cotisations des adhérents, nous n’avons pas droit aux subventions », déplore Mikael Bourbaraud qui évalue le budget d’un club entre 2500 et 10.000 euros. Les choses pourraient cependant évoluer rapidement pour cette discipline, dopée par le soutien de la FFF. « Un club futsal qui évolue en D1 au sein de la FFF dispose d’un budget entre 800.000 et 1 million d’euros », avance le spécialiste.
Un pôle France futsal de la FFF existe depuis juin 2018 pour former la relève et celle-ci est candidate pour organiser l’Euro 2022.
Béatrice Girard

P.S. :

Retrouvez ce dossier dans son intégralité dans notre numéro de ToulÉco le mag.