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Publié le jeudi 28 décembre 2017 à 18h30min par Philippe Font

Stuart veut s’imposer à Toulouse dans la livraison du dernier kilomètre

Article diffusé le 11 décembre 2017

Depuis quelques jours, les coursiers de Stuart assurent leurs premières livraisons à Toulouse. La société, crée à Paris en 2015 et rachetée par La Poste, veut devenir le leader de la livraison du dernier kilomètre.

Après Deliveroo ou UberEats, un autre acteur de la livraison débarque à Toulouse. La société Stuart, déjà présente à Paris depuis 2015, Barcelone, Madrid et Londres étend sa toile en France. Créée par Clément Benoit et Benjamin Chemla et gérée aujourd’hui par Damien Bon, Stuart s’est installée à Toulouse grâce à un partenariat noué avec le site web « Allo Resto ».

En plus de la livraison des repas, Stuart souhaite élargir sa gamme de clients et vise tout particulièrement les commerçants et les sites de e-commerce. « Cette dernière activité représente un marché de 500 millions de colis annuels augmentation de 20% », se félicite Nicolas Breuil, responsable communication et marketing de Stuart. Rachetée par GeoPost en mars 2017, l’entreprise qui emploie 130 salariés en France et en Europe, revendique 500 clients, dont des acteurs majeurs de la grande distribution (Carrefour, Décathlon, Zalando, etc.).

85% des livraisons avec des moyens de locomotions écologiques

« Nous sommes complémentaires de Chronopost, notre pertinence et notre expertise portent sur le dernier kilomètre », analyse encore Nicolas Breuil. En plus de Toulouse, la société qui affirme être en concurrence avec le géant américain Amazon, a ouvert différentes villes en France : Lyon, Bordeaux et Montpellier voient déjà les livreurs, des auto-entrepreneurs ou des professionnels de la livraison, réaliser 85% des courses en vélo, vélo électrique ou scooter électriques. Le reste est assuré avec des moyens de livraison traditionnels. D’ici la fin de l’année, trois autres villes vont ouvrir.

Dans son discours, Stuart met en avant la « fibre » sociale de l’entreprise : 75% du montant de la course revient au livreur, 20% à Stuart et les 5% restants sont consacrés aux assurances. A vérifier dans les prochaines semaines voire les prochains mois tant le sort des coursiers peut être aléatoire selon l’étiquette de son employeur … Pour prendre de vitesse ses concurrents, Stuart mise sur sa plate-forme technologique : les distances à parcourir sont optimisées, les paquets à livrer sont dispatchés automatiquement et le géolocalisation permet un suivi du colis en temps réel. A Toulouse, l’objectif est de réaliser un millier de courses quotidiennes sur une amplitude horaire de 8h30 à 23h.
Philippe Font

Sur la photo : Stuart s’implante à Toulouse et prévoit de s’implanter à Bordeaux et Montpellier. Crédit photo : Stuart.

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