ToulÉco

Publié le mardi 7 novembre 2017 à 18h02min par La Rédaction

Sur les routes du blé en Occitanie

Ressource naturelle stratégique, le blé fait partie de alimentation de base de milliards d’êtres humains. Deuxième céréale la plus répandue à l’échelle de la planète avec 750 millions de tonnes récoltées en 2016 contre 1 milliard de tonnes pour le maïs, il est cultivé et consommé depuis près de douze millénaires. En France, son commerce, soumis à une réglementation stricte à partir du milieu des années 1930 avec un tarif unique fixé par l’État, s’est peu à peu libéralisé au fil de la construction européenne.

Aujourd’hui, le blé est directement connecté au marché mondial et son prix est dicté par la loi de l’offre et de la demande. L’augmentation de la population mondiale et la nécessité d’assurer sa suffisance alimentaire dans un contexte de raréfaction des ressources, la dépendance de l’agriculture au climat et la concentration des terres à blé aux mains de quelques grandes puissances, accentuent la dimension géopolitique de son commerce.

Le Canada, l’Europe, les Etats-Unis, l’Ukraine, la Turquie, la Russie ou encore l’Inde assurent 85% de la collecte mondiale et mettent sur le marché quelque 130 millions de tonnes par an pour satisfaire les besoins des pays déficitaires en blé. Internationalisées, la culture et la vente du blé empruntent différentes routes dont plusieurs au départ de la France.