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Taxe professionnelle : « recette » garantie en 2010 et 2011
article diffusé le 2 février 2010
20 juillet 2010 23h40
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Adoptée dans le cadre de la loi de finances pour 2010, la réforme de la taxe professionnelle est remplacée par un nouvel impôt dénommé « contribution économique territoriale ». Un impôt qui, ajouté à de nouvelles recettes fiscales, devrait permettre aux collectivités territoriales de continuer à percevoir le même niveau de ressources. Du moins jusqu’en 2011…

« Les anciennes recettes de la taxe professionnelle seront intégralement compensées par l’Etat en 2010 », assurait, le 2 février dernier, le préfet de région Dominique Bur. « Ce sera également le cas en 2011, via cette fois un "Fonds national de garantie individuelle de ressources", lequel permettra d’équilibrer la répartition des recettes perçues grâce à la mise en place de nouvelles impositions. »

Parmi les nouveaux impôts, les entreprises seront donc désormais redevables de la « contribution économique territoriale » (CET), doté de deux composantes. La Cotisation foncière des entreprises d’un coté, qui correspond à l’ancienne part foncière de la taxe professionnelle, et la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), proportionnelle quant à elle aux résultats (entre 0,5 et 1,5% du chiffre d’affaires).

842 millions d’euros d’économie pour les entreprises régionales

Sept nouvelles taxes ont également été créées, à l’instar de l’Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), qui concernera les entreprises telles que la SNCF ou encore France Telecom, jusqu’alors de gros contributeurs au titre de la taxe professionnelle. « L’éolien, le photovoltaïque, l’électricité… seront également taxés différemment », indique le préfet de Midi-Pyrénées. Une nouvelle organisation fiscale qui vise à « augmenter la compétitivité des entreprises ».

Pour l’ensemble des entreprises françaises, le gain est certes estimé à 4,3 milliards d’euros cette année. « La taxe professionnelle représentait une enveloppe de l’ordre de 842 millions d’euros en Midi-Pyrénées », estime Dominique Bur. L’engagement de compensation intégrale de l’Etat et le Fonds national de garantie devraient en outre préserver les collectivités locales d’une baisse de ressources (voir ci contre) pour les deux ans. Après 2011 ? La répartition, dès lors calculée à partir de multiples critères, pénalisera sans nul doute certaines…
Ingrid Lemelle
Photo d’illustration NN - Fotolia


Commentaires

  • 2 février 2010

    Réaction de Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées :
    « Il est pour le moins surprenant que l’Etat communique des chiffres à la presse alors même que trop d’incertitudes persistent dans les bases de calculs sur lesquelles s’appuient ces simulations et sans avoir engagé la concertation nécessaire avec les collectivités territoriales. »

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P.S :

En 2011,
Les Communes recevront

La cotisation foncière des entreprises
26,5% de la CVAE
Une part de l’IFER des centrales électriques et des antennes de téléphonie mobile
La taxe sur les surfaces commerciales
La taxe d’habitation et sur le foncier non bâti

Les départements recevront

48,5% de la CVAE
Le reliquat de la taxe sur les conventions d’assurances et des droits de mutation à titre onéreux
Une part de l’IFER des centrales électriques et des antennes de téléphonie mobile
La taxe sur le foncier bâti

La région recevra

25% de la CVAE
Le produit de l’IFER sur le matériel roulant ferroviaire de voyageurs et sur les opérateurs de téléphonie fixe.
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