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Publié le lundi 8 avril 2019 à 20h31min par Béatrice Girard

Toulouse. 1,3 milliard d’euros pour rénover les quartiers prioritaires

En déplacement à Toulouse, Julien Denormandie, le ministre en charge de la Ville et du Logement a signé deux conventions avec Toulouse Métropole pour rénover d’ici dix ans logements, équipements publics et copropriétés privées dégradées dans l’agglomération.

Le logement est affaire de tous. Tel était le message porté ce 8 avril à Toulouse par le ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, à l’occasion de la signature du nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) qui cible les quartiers prioritaires de l’agglomération.
Après un premier programme de rénovation de 773 millions d’euros porté par l’agence nationale de rénovation urbaine entre 2005 et 2015, le coup d’envoi vient d’être donné pour un second programme. Son montant global s’élève cette fois à 1, 05 milliard millions d’euros entre 2018 et 2025. Trois quartiers supplémentaires entrent dans le périmètre de cette rénovation urbaine : Les trois Cocus, Mirail université et Val d’Aran à Colomiers.

Dans ce programme, l’Etat finance à hauteur de 276 millions d’euros, Toulouse Métropole investit 300 millions d’euros, les bailleurs sociaux (Toulouse Métropole Habitat, le groupe Les Chalets, la SA Patrimoine Languedocienne et Altéal 451 millions d’euros), et la mairie de Colomiers investit 10 millions d’euros.
Dans le cadre d’une seconde convention signée ce jour avec l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) pour un montant de 230 millions d’euros, une cinquantaine de copropriétés privées toulousaines particulièrement dégradées, seront par ailleurs réhabilitées.

Les Castalides bientôt démolies

« Avec un programme global qui atteint 1,3 milliard d’euros, le projet de rénovation urbaine à Toulouse est très ambitieux et c’est tant mieux ! » s’est félicité le ministre qui a rappelé que « les partenariats liant Etat et collectivités concernant les quartiers prioritaires de la ville avaient été initiés par France urbaine et son président Jean-Luc Moudenc à l’occasion du pacte de Dijon. »
Dans l’agglomération toulousaine et dans le cadre de ces conventions, 2441 logements sociaux publics seront démolis, et autant seront reconstruits. C’est le cas notamment des Castalides au Mirail dont le début de la démolition est prévue le 22 avril prochain. 2551 logements seront réhabilités, 4339 résidentialisés, 50 copropriétés privées seront aussi réhabilitées notamment au grand Mirail ainsi que trente équipements publics (dont six écoles).

Vers un encadrement des loyers dans l’agglo ?

Objectif de ces grands programmes de rénovation : améliorer le cadre de vie, et favoriser la mixité urbaine, bien au-delà des simples rénovations de logements. A Colomiers le projet du Val d’Aran prévoit ainsi de désenclaver le quartier en le reliant au centre-ville, et de créer une maison des sports. A la Reynerie, la rénovation de la base nautique et la création d’un espace aqua ludique sont programmés.

Dans ce contexte, et suite au décret publié le 22 mars dernier par le ministère du logement et qui rend de nouveau possible l’encadrement des loyers, Jean Luc Moudenc a annoncé s’interroger sur la pertinence d’un tel dispositif dans l’agglomération. « La hausse des loyers constatée en 2018 à Toulouse m’interpelle, c’est pourquoi j’ai décidé de créer avant l’été un groupe de travail sur le sujet pour y réfléchir en toute sérénité. » A suivre.
Béatrice Girard

Sur la photo : En visite à Toulouse, Julien Denormandie, le ministre de la Ville et du Logement (en cravate sombre) a signé deux conventions qui dotent l’agglomération d’1,3 milliard d’euros pour rénover les quartiers prioritaires de la ville. Il est entouré par le président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc et par le préfet de région Etienne Guyot. Photo DR.

1 Commentaire

  • Le 14 avril à 12:15 , par DENAT Chantal

    Bonjour !
    Vous détruisez pour rénover mais évidemment avec une augmentation des loyers et des charges de 50 %.
    Je suis à bagatelle ; j’ai déménagé 3 fois en 8 ans (dont 2 en l’espace de 2 ans pour projet de ville) ; je suis désespérée, car à cause de cela je suis en surendettement et le crédit immobilier de france (car le dernier logement j’ai été obligé de l’acheter) a menacé de me faire vendre mon logement et de me mettre à la rue.
    Voilà à quoi nous arrivons avec les projets de ville ; je suis contente d’avoir mon appartement mais j’ai beaucoup de frais car il n’était pas neuf et il m’a fallu faire des petits travaux, sans arrêt ; j’ai parlé de mon surendettement à une personne de la majorité municipale, qui devait voir ce qu’elle pouvait faire pour moi, aucun résultat. je fais partie du conseil citoyen et nous allons nous « battre » pour un meilleur devenir pour notre quartier (plus de commerces dans le secteur, poubelles pas ramassées…) Au secours, j’ai besoin d’aide et je ne suis pas la seule ; ces projets de ville ont endetté beaucoup de personnes. merci de faire attention à ce qui se produit quand on nous oblige à déménager de notre logement
    Au secours !!!!! Je suis quelqu’un qui ne se laisse pas abattre facilement mais là, je suis découragée. Je passe des nuits entières à compter et recompter et je vais monter une 3e dossier de surendettement car des créanciers n’avaient pas été comptés ; Je connais des personnes à qui on a fait cadeau de toutes leurs dettes au bout de 3 ans de renouvellement de leur dossier de surendettement ; j’aimerais bien n’avoir à rembourser que mes dettes de loyer et de charge car j’ai en plus un endettement de mutuelle et la mutuelle ne veut pas m’arranger et ils m’ont refusé une résiliation ; ce qui fait que je suis seulement en suspension et bien entendu plus couverte (je paye normalement 90 E/mois). Je viens d’être hospitalisée et j’ai fait un chèque de 160 E à la clinique A.Paré, qui va se présenter bientôt ; la mutuelle m’a suspendu, ne rembourse donc plus rien mais l’abonnement mensuel court. Je rembourse tous les mois 420 E pour e surendettement et j’en ai pour au moins 12 ans. voilà où j’en suis ! Merci de faire quelque chose car vous avez tous de beaux discours mais que faites vous pour les petits qui ont tous des surendettements ?
    De plus, depuis 2 ans vous avez mis des massifs dans le petit parc de bagatelle, quel gaspillage des deniers publics ; ces massifs ne sont jamais entretenus, je dis bien jamais ! A quoi ça sert et les arbres ne sont jamais élagués ; Mr biasotto m’a dit un jour : ça crée du lien social, car il y a des bancs à côté ; Faux ; il y a des bancs à côté de 2 ou 3 massifs, mais pas partout ; cela aurait été beaucoup plus utile de faire des cheminements (comme cela avait été promis par votre prédécesseur) le long des terrasses, afin que les fauteuils roulants, les poussettes, les landaus…, puissent accéder aux appartement par le biais des terrasses. les membres de ma famille et de mon association, à mobilité réduite, ne peuvent plus venir chez moi.
    Deux de mes amies veulent partir (la construction de la mosquée est la « goutte d’eau » qui a fait déborder le vase) ; la première a trouvé un logement en rez-de-jardin (sans aucune marche, donc de plein-pied) avec m oins de charge que dans notre secteur prioritaire.
    La deuxième va tenter de vendre son logement et trouver autre chose car elle habite au 2èlme et a 70 ans.
    Je pense que j’ai assez parlé des quelques problèmes qui me tiennent à coeur et j’espère que vous pourrez faire quelque chose pour moi et aussi pour les personnes qui ont les mêmes problèmes (je tiens à vous signaler que je suis la seule française de l’immeuble et cela ne m’a jamais posé de problèmes)
    Merci de vous pencher sur ce courriel et de trouver des solutions
    Chantal

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