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Publié le mardi 30 janvier 2018 à 22h51min par Isabelle Meijers

Toulouse. La société AB7 vit son rêve américain

Cap sur l’export pour les produits vétérinaires d’AB7. Depuis sa filiale en Floride, l’entreprise familiale toulousaine de biochimie et biotechnologies prospère sur le marché américain.

La petite filiale américaine du groupe toulousain AB7, ouverte en 2011 à Sunrise en Floride, se développe à grands pas. Elle est passée de 800.000 dollars de chiffre d’affaires à sa création à près de 3,5 millions de dollars en 2017. Une expansion telle, que de société de distribution des produits vétérinaires et de soins pour animaux produits par le groupe à Deyme en Haute-Garonne (colliers anti-parasitaires, shampooings, lotions etc…), elle doit devenir en 2018 un site de fabrication, où les dernières étapes d’assemblage et de conditionnement des produits pourront être effectuées. Un investissement de 600.000 dollars pour AB7. Plus largement, l’export représente 40% de l’activité du groupe, qui affiche 19,9 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé en 2017.

L’innovation, clé du succès

Et si AB7 sait si bien se vendre à l’étranger auprès de laboratoires pharmaceutiques vétérinaires, c’est qu’il a misé depuis longtemps sur l’innovation. « Nous investissons chaque année près de 10% de notre chiffre d’affaires dans la recherche et développement. Une filiale, AB7 innovation, de 19 personnes, sur les 133 salariés que compte l’entreprise, a été créée à cet effet. Nous nous reposons aussi sur notre équipe spécialisée en propriété intellectuelle pour le dépôt de nos brevets », explique Christophe Chelle, directeur général d’AB7 et l’un des fils du fondateur, René Chelle. Sa technologie de pointe de diffusion progressive, sur plusieurs jours ou mois, d’actifs à partir de supports polymères trouve des applications dans les produits vétérinaires anti-parasitaires, dans la santé humaine avec des bracelets anti-moustiques et bientôt dans l’agroécologie.

Des processus industriels compétitifs

L’activité historique du groupe, fondé en 1971 et toujours aux mains de la famille Chelle, concerne la fabrication et la commercialisation de produits d’entretien pour la maison, le jardin ou la piscine. « Sous la marque Ecogene, ils sont vendus en magasins de bricolage ou via le réseau Système U. Ils représentent toujours 50% de notre chiffre d’affaires mais ce sont les produits vétérinaires qui tirent clairement l’activité », détaille Christophe Chelle.

En quinze années, le chiffre d’affaires du groupe a ainsi été multiplié par quatre. Les progressions anticipées de 8 à 10% par an dans les années qui viennent conforte l’entreprise sur sa lancée. Sur un site de 2,5 hectares pour 10.000 m2 de bâti, AB7 fabrique aujourd’hui l’ensemble de ses produits à Deyme. L’ajout d’un étage de 800 m2 au bâtiment principal pour un montant d’1,5 million d’euros est au programme de 2018. « Il hébergera la partie recherche et développement industrielle », indique Christophe Chelle. Car si l’innovation attire les clients, la compétitivité des processus industriels doit aussi rester un atout du groupe.
Isabelle Meijers

Sur la photo : Christophe Chelle, directeur général d’AB7, travaille sur d’importants programmes d’autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires à horizon de cinq à sept ans. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.