ToulÉco

Publié le jeudi 16 février 2017 à 19h29min par Audrey Sommazi

Toulouse. Jeu de trônes réussi chez Bruno Saint Hilaire

Article diffusé le 31 janvier 2017

Chez Bruno Saint Hilaire, l’hiver peut venir. Avec quatre bilans à l’équilibre, une prise de contrôle du capital par le management et une dette réduite de 50%, la marque de textile toulousaine est en passe de réussir son redressement.

Le ciel s’éclaircit pour la société Bruno Saint Hilaire, marque de prêt-à-porter pour homme et femme implantée depuis 1973 à Balma, près de Toulouse. L’entreprise placée sous une procédure de sauvegarde en 2010 et un plan de continuité deux ans plus tard pour une durée de neuf ans est en phase de redéploiement.

Ce retournement de situation a été initié sous l’impulsion de son nouveau patron : Fabrice Dorr. Ancien de Bruno Saint-Hilaire il y a une vingtaine d’année, il devient par la suite président notamment des marques textiles de K-Way, Caterpillar et Dior enfant.

« A mon arrivée en 2012, Bruno Saint Hilaire enregistrait 20 millions d’euros de pertes, avait lancé deux plans sociaux lourds et une communication mal ciblée. Nous nous sommes alors appliqués, avec Vincent Lefebvre, venu aussi en 2012 et désormais directeur général adjoint, à revenir aux fondamentaux de notre marque de qualité : le rajeunissement de l’offre avec de nouveaux modèles, une gestion plus rigoureuse de nos achats, de nos dépenses, de nos frais et un réseau de distribution sélective », explique Fabrice Dorr.

Cinq ans plus tard, la société aligne un quatrième exercice à l’équilibre et, en décembre dernier, le tribunal de commerce de Toulouse autorise cette PME de 100 salariés à diviser sa dette par deux.

Trois leviers de croissance

Autre changement notable en ce début d’année : la reprise de l’entreprise par ses managers. En effet, Activa Capital, fonds d’investissement accompagnant les PME françaises, leur transmet 100% du capital qu’il détenait depuis 2008. Ainsi Fabrice Dorr et Vincent Lefebvre désormais les deux seuls actionnaires du groupe, prennent les rênes de la société.

Pour relancer la marque de textile (costumes et pantalons infroissables, anti-tâches, lavables en machine et extensibles), la nouvelle direction envisage une croissance « raisonnée » en actionnant trois leviers. Il y a le développement de trois à cinq boutiques par an en nom propre ou en concession, et l’export, en réflexion vers l’Europe, l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient). Il y a enfin le e-commerce. Avec un chiffre d’affaires compris entre 19 et 20 millions d’euros en 2016, Fabrice Dorr table sur une croissance de 10 à 15% dans un an.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Le président Fabrice Dorr dans les locaux de Bruno Saint Hilaire à Balma envisage aussi de développer une ligne de petite bagagerie et de chaussures.
Photo Hélène Ressayres - ToulÉco