ToulÉco

Publié le mardi 3 janvier 2017 à 21h12min par Isabelle Meijers

Toulouse. Le Domaine de Montjoie se hisse au rang de boutique hôtel

Un passage de sept à trente-et-une chambres, la création d’un restaurant bistronomique attenant à une piscine… Dans son écrin du XVIIIe siècle, le Domaine de Montjoie accélère son développement pour occuper le segment de l’hôtellerie haut de gamme dans l’est toulousain.

Bientôt classé quatre étoiles et labellisé Best Western Premier Collection, le Domaine de Montjoie à Ramonville poursuit sa mue un an après son ouverture. Son ambition est de travailler son identité de boutique-hôtel au charme unique et au service personnalisé en réaction à la standardisation des chaînes hôtelières. « Le client doit se sentir accueilli comme chez lui. Notre pari sera gagné le jour où des Toulousains viendront passer un week-end de détente au domaine », explique Hubert Faure, président fondateur du Domaine de Montjoie, associé à deux professionnels du tourisme, Michel Sautereau (propriétaire de la Villa Jardin Nomade et directeur des Jardins de la Medina à Marrakech) et Jean-Marie Seveno (président du GIE créé par Selectour et Havas Voyages).

Fidéliser la clientèle

Une première tranche de travaux d’un montant d’1,3 million d’euros avait permis il y a un an l’ouverture de sept chambres et d’une salle de séminaire de 50 m² au sein du château XVIIIe, ancienne propriété de la famille Garrigou (Midica, Intersport), ainsi que la création d’un espace de réception de 240 m², entièrement vitré, dans le parc de six hectares. La stratégie de développement du domaine prévoit désormais d’ici fin 2017 la création de vingt-quatre chambres supplémentaires et de quatre salles de réunions de 25 à 50 m² dans les dépendances. En parallèle, un restaurant de 60 à 80 couverts à la cuisine bistronomique sera créé de toute pièce en bordure du bassin de nage rénové au milieu du parc.

« Des travaux importants qui représentent 1,5 à 2 millions d’euros d’investissement. Nous devrions ainsi fidéliser notre clientèle ce qui améliorera notre taux d’occupation de 40% aujourd’hui alors qu’à Toulouse centre-ville, dans la même catégorie, il atteint 62 à 65% », explique Hubert Faure. L’activité, répartie principalement aujourd’hui entre événements professionnels (journées d’études, séminaires, soirées etc…) et mariages ou réceptions pour particuliers, dégage un chiffre d’affaires 2016 de 450.000 euros. Une progression de 25 à 30% est anticipée pour 2017.

En faire un lieu de villégiature

« Nous bénéficions d’un cadre unique dans une zone de chalandise en forte croissance au sud-est de Toulouse, qui couvre l’Innopole-Labège, le Sicoval ou l’Oncopole, alors que l’ouest toulousain est déjà saturé en offre hôtelière », développe Hubert Faure. Pour attirer cette clientèle de cadres supérieurs, l’ancien directeur des relations institutionnelles d’Airbus va plus loin en projetant la création en 2020 d’un espace santé et bien-être en association avec des sportifs de haut niveau. « Nous proposerons du coaching en petits groupes et de la remise en forme à la carte », décrit-il. Enfin, toujours dans cet esprit d’un lieu de villégiature aux portes de Toulouse, un golf compact de trois à cinq trous devrait trouver sa place dans la partie basse du parc.
Isabelle Meijers

Sur la photo : Hubert Faure, président fondateur du Domaine de Montjoie, devrait recruter sept salariés supplémentaires pour passer à une équipe de quinze collaborateurs d’ici fin 2017. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco

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