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Publié le mardi 21 mai 2019 à 18h36min par Thomas Gourdin

Toulouse. Le Prix Lucien Vanel change de rythme et passe en biennale

Evénement annuel incontournable de la restauration toulousaine, en pause depuis 2016, le Prix Lucien Vanel était de retour ce lundi 20 mai pour honorer une nouvelle promotion des meilleures tables de la Ville rose. Des lauréats qui conserveront désormais leur titre pendant deux (...)

Le jeune Toulousain Simon Carlier, à la tête du restaurant Solides depuis 2014, est le nouveau prix Lucien Vanel. Honoré ce lundi 20 mai après avoir été déjà plusieurs fois finaliste, celui qui s’était fait connaître du grand public en participant à l’émission Master Chef succède à Fabrice Di Rienzo, chef de la Table d’Auzeville, dernier vainqueur en… 2016. Trois longues années d’attente et d’incertitudes principalement dues des divergences entre les organisateurs et certains partenaires.

Avant cette pause forcée, le Prix Lucien Vanel était une grand messe annuelle incontournable de la restauration haut-garonnaise. Mais les coupes budgétaires ont finalement eu raison de ce modèle. « Devant la baisse des subventions, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a proposé un nouveau format biennal », explique Jean-Jacques Bolzan, adjoint au maire en charge du commerce, lors du lancement de cette édition 2019. Une proposition accueillie avec satisfaction par Guy Pressenda, organisateur du Prix Lucien Vanel depuis 2008. Ce dernier dit préférer « un événement digne de ce nom tous les deux ans » plutôt que des éditions au rabais chaque année. Le nouveau lauréat, Simon Carlier, acquiesce : « Dans tous les cas, ces trophées sont toujours l’occasion de parler de notre métier, et de mettre en avant celles et ceux qui participent à la renommée gastronomique de Toulouse. »

Un budget de 200.000 euros

Le budget de cette édition 2019 est établi à 200.000 euros. Grâce au soutien de Toulouse Métropole donc, mais aussi à ceux des chambres consulaires, du syndicat hôtelier Umih et de trois petits nouveaux : le Conseil départemental de la Haute-Garonne, l’Interprofession des vins du sud-ouest, et le Grand Marché - MIN de Toulouse. De nouveaux partenaires qui justifient l’élargissement du prix à l’ensemble du département, où l’on recense 3800 établissements de restauration.

130 d’entre eux se sont porté candidats cette année. Après une première sélection réalisée sur Internet par le grand public, c’est l’Académie Lucien Vanel, composée d’une centaine de personnalités épicuriennes, qui a désigné les cinq lauréats de cette édition. « Depuis la création du prix, huit lauréats ont ensuite été couronnés d’une étoile au Guide Michelin », a rappelé Guy Pressenda ce lundi. Sans compter la hausse de fréquentation, constatée par tous les anciens prix Lucien Vanel.

« Étant situés à l’écart de la ville, cette récompense nous a clairement offert une plus grande visibilité », témoignait récemment le précédent vainqueur, Fabrice Di Rienzo. Morgane Helvadjian et Nicolas Soupault, dont le restaurant Une Table à Deux a été désigné meilleure table du midi, étaient conscients de ces potentielles retombées : « Nous avons ouvert il y a un an et l’un de nos premiers réflexes a été de concourir. En tant qu’anciens élèves du lycée hôtelier de Toulouse, le Prix Lucien Vanel, ça nous parle. Et c’est un moyen d’entrer dans le grand bain, d’être connus de nos pairs et du grand public. » Une notoriété dont Simon Carlier et les autres lauréats vont donc profiter… pendant deux ans.
Thomas Gourdin

Sur la photo : Les lauréats du Prix Lucien Vanel 2019. Photo DR.

Le palmarès du Prix Lucien Vanel 2019

Grande table
Simon Carlier, restaurant Solides à Toulouse

Table gourmande
Simon Fétis et Iris Rutter, restaurant Les Têtes d’Ail à Toulouse

Table du midi
Morgane Helvadjian et Nicolas Soupault, restaurant Une Table à Deux à Toulouse

Maître restaurateur
Valérie Cohen et Sébastien Luccioni, restaurant Le Saint Sauvage à Toulouse

Bars à cocktail
Nicolas Blanchard, L’Heure du Singe à Toulouse

Matins gourmands
Alexandre Bachelier, hôtel Palladia à Toulouse

Valorisation des vins du sud-ouest
Hubert de Faletans, restaurant L’Esprit du Sud-Ouest à Blagnac

Prix féminin de l’Interprofession des vins du sud-ouest
Ana Walczak, sommelière au restaurant La Table des Merville à Castanet

Prix de l’accueil
André Audouy, brasserie Moustache à Beauzelle

A noter que Thomas Vonderscher, chef du restaurant Le Cénacle installé à l’hôtel La Cour des Consuls à Toulouse, arrivait en tête de la catégorie reine après les premiers votes. Mais il s’est de fait retrouvé hors concours après avoir reçu une étoile au Guide Michelin.