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Publié le mercredi 20 juillet 2016 à 20h00min par Johanna Decorse

Toulouse. Le constructeur de drones Delair-Tech lève 13 millions d’euros

article diffusé le 13 mars 2016

Cinq ans après sa création, l’entreprise toulousaine Delair-Tech, premier acteur du drone professionnel en France, vient de boucler une levée de fonds de 13 millions d’euros. Une somme record en Europe selon ses dirigeants qui veulent accélérer leur déploiement à l’international.

Après avoir levé 3 millions d’euros en 2013, Delair-Tech a annoncé vendredi 11 mars une nouvelle levée de fonds de 13 millions d’euros auprès d’investisseurs privés et de bpifrance. À lui-seul, Andromede, le holding de la famille Hériard Dubreuil, apporte 7 millions d’euros et voit ainsi sa part au capital passer de 9,5% à 22%.
Ce second tour de table, le « plus important qui ait eu lieu en Europe dans le domaine du drone professionnel », selon les dirigeants de la société, a été finalisé en février dernier. Il doit permettre à Delair-Tech, qui revendique la place de leader mondial du drone professionnel, de poursuivre son développement à l’international.

Menée depuis Toulouse, cette « stratégie d’accélération » passe notamment par de nouvelles implantations. Après l’ouverture d’un bureau à Sydney en janvier dernier, Delair-Tech se dotera d’une filiale aux Etats-Unis au mois de juin. L’objectif est clairement d’anticiper la libéralisation du marché américain et canadien en matière de drones.

Conserver l’avance technologique

Depuis sa création en 2011, Delair-Tech a développé deux modèles de mini-drones avions capables de voler de deux à quatre heures sur des distances allant de 100 à 200 kilomètres. Ces appareils de longue portée sont utilisées notamment par Total, EDF, ERDF, la SNCF ou encore le groupe minier Glencore pour l’observation d’ infrastructures linéaires type pipe-lines, lignes électriques ou d’exploitations agricoles et de réseaux routiers.

Son produit phare, le DT-18, d’à peine 2 kg, a été le premier, en 2012, à être certifié par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour les vols de longue distance dans l’espace aérien civil français, hors de portée de vue du pilote.
« Nous avons été les premiers au monde à avoir fait certifier nos drones pour des vols hors vue. Et aujourd’hui nous les seuls à offrir toute la chaîne de valeur, de la construction des drones au traitement des images. Notre but est de conserver cette avance technologique et commerciale », explique Benjamin Benharrosh, directeur commercial et marketing de Delair-Tech.

« Un terrain de jeu mondial »

Pour y parvenir, les quatre ingénieurs-fondateurs de la société, toujours actionnaires majoritaires, veulent étoffer leur offre de services associés de traitement de l’image. Ces « solutions d’aide à la décision » vont s’appuyer sur les données collectées par les drones mais aussi sur des images aériennes et satellitaires fournies par différents prestataires.

« Le terrain de jeu est mondial, et nous voulons devenir les leaders du marché de la donnée géoréférencée », confirme Michaël de Lagarde, son président. Delair-Tech, qui emploie actuellement 50 personnes et prévoit 35 recrutements d’ici la fin de l’année, a enregistré en 2015 un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros et mise sur une croissance « à deux ou trois chiffres » en 2016.
Johanna Decorse

Sur la photo : les quatre associés-fondateurs de l’entreprise Delair-Tech. Photo DR

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