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Publié le dimanche 12 novembre 2017 à 19h34min par Audrey Sommazi

Toulouse. Limatech lève 500.000 euros pour développer sa batterie lithium

Limatech vient de boucler un premier tour de table de 500.000 euros. Une opération qui permet de tester ses premières batteries lithium pour les aéronefs à moteur thermique.

Chi va piano, va sano e va lontano. Une expression que Limatech applique à la lettre. La start-up fondée en octobre 2016 et hébergée depuis avril dans des locaux de la pépinière d’entreprise de Toulouse Métropole à Montaudran, a levé en octobre 500.000 euros auprès d’investisseurs privés et de Bpifrance, à hauteur de 100.000 euros.

Une somme qui permet de recruter quatre personnes, de concevoir et de commercialiser des strobes des feux de navigation des ULM. « Nous sommes déjà en rupture de stock », se félicite Maxime Di Meglio, co-fondateur et directeur général de Limatech. Un gage de garantie pour cette start-up qui vise plus loin. Par le lancement de ce premier produit, elle prépare le terrain et repère les clients potentiels pour son innovation phare : une batterie lithium communicante et sécurisée, trois fois plus légère que le plomb, d’une durée de vie de huit à dix ans.

Second tour de table

Limatech vise le marché des aéronefs à moteur thermique, celui de l’ULM non certifié (gyrocoptère, hélicoptère et multi axes) et de l’aviation légère certifiée (hélicoptère de plus de deux places et des petits jets), qui nécessite l’obtention du DOA, Designer Organisation Approval délivré par l’agence européenne de la sécurité aérienne. « Nous prévoyons d’être certifié en octobre », assure-t-il.

Si la production d’une petite série de vingt-cinq batteries est lancée en janvier prochain, l’industrialisation interviendra dès 2018, puis en 2019. « A ce stade de développement, nous lancerons un second tour de table d’un million d’euros », prévient Maxime Di Meglio.

Ce projet ambitieux est né d’une besoin personnel, celui de Marc Béranger, ingénieur électronique au laboratoire d’électronique et de technologie de l’information du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à Grenoble, qui construisait son propre ULM. « Constatant que les batteries du commerce ne répondaient pas aux exigences de l’aéronautique, il a crée son propre système de gestion de batterie pour voler », poursuit Maxime Di Meglio. Formé en génie logiciel, il le rejoint dans l’aventure ainsi que Florence Robin, ingénieure mécanicienne et industrialisation. Subventionnée à hauteur de 39.000 euros par le programme Easytech, Limatech dépose avec le CEA en janvier 2017 le brevet avant de s’installer à Toulouse, au plus près du marché de l’aéronautique.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Les fondateurs de Limatech - de gauche à droite - Marc Béranger, directeur de la technologie, Florence Robin, directrice technique et Maxime Di Meglio, directeur général. Photo DR