ToulÉco

Publié le dimanche 8 janvier 2017 à 18h57min par Isabelle Meijers

Toulouse. MonkeyPatch veut créer une nouvelle armée d’informaticiens

Une entreprise de services du numérique libérée. Matthieu Caylet, cofondateur de MonkeyPatch, concilie dans son modèle l’autonomie du consultant indépendant et l’émulation technologique d’un groupe d’experts.

Matthieu Caylet et Emmanuel Vinas, tous deux trentenaires, auto-qualifiés « geeks », ont déjà testé la palette des expériences professionnelles du numérique… avec frustration. « Les sociétés de services m’ont survendu des projets peu riches technologiquement, des éditeurs de logiciels cherchaient à placer leur technologie mature, très faible côté innovation, et l’exercice en free-lance manque de défis techniques en équipes », explique Matthieu Caylet, cofondateur depuis moins d’un an de MonkeyPatch, aux côtés d’Emmanuel Vinas. D’où leur idée de s’associer pour créer une entreprise « libérée » du numérique, plus souple, plus innovante, plus stimulante. MonkeyPatch se définit comme une société d’experts en informatique spécialisés web, mobile et big data. « Nous avons souhaité créer l’environnement idéal pour qu’un geek s’y épanouisse, qu’il puisse jongler avec les technologies, les expériences et être challengé. Notre organisation est aussi la plus horizontale possible », raconte l’ingénieur.

Une tribu d’experts pointus

De manière concrète, le « monkey », ou salarié de MonkeyPatch, est embauché avec un salaire fixe et une part variable indexée directement sur le contrat passé avec le client. Il se voit proposer des parts dans la société et un budget de 2000 euros par an est dévolu à une formation ou des rencontres internationales auxquelles il souhaite participer. « L’informaticien est toujours maître du choix de sa technologie pour un projet et de la valeur créée. Il n’est assimilé ni à un centre de coûts, ni à un centre de profits comme dans les entreprises de services classiques », explique Matthieu Caylet.

En clair, MonkeyPatch prend les avantages du modèle freelance dans l’autonomie du salarié et y ajoute la dose de collaboration et de challenges technologiques nécessaire au bon fonctionnement du geek. Pour élever le niveau d’expertise, des hackatons internes ou des événements de programmation informatique collaborative où les développeurs se défient sont régulièrement organisés. Dix-sept à vingt-sept jours par an sont également consacrés à des « monkey days » où un salarié partage avec une trentaine de participants extérieurs son savoir-faire.

Recrutements à la clé

MonkeyPatch compte aujourd’hui quatre salariés et souhaite s’étoffer en 2017 pour atteindre une douzaine de collaborateurs et 700.000 euros de chiffre d’affaires. En contrat avec Ingenico Mobile Solution, référence mondiale du paiement mobile, Airbus ou Generali, la société s’est fixé un objectif de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici cinq ans pour vingt-cinq à trente « monkeys ».
Isabelle Meijers

Sur la photo : Matthieu Caylet, cofondateur de MonkeyPatch, associe ses "monkeys" au choix des nouveaux embauchés. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco

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