ToulÉco

Publié le lundi 23 juillet 2018 à 17h45min par Philippe Font

Toulouse. Pourquoi Benjamin Böhle-Roitelet quitte Ekito pour créer Relief

article diffusé le 4 juin 2018

Le co-fondateur d’Ekito quitte l’accélérateur de start-up. Après un an de réflexion, il a décidé de créer sa propre structure baptisée Relief.

Clap de fin pour Benjamin Böhle-Roitelet au sein de l’accélérateur de start-up Ekito. Après douze années passées au sein de la structure qu’il a créée en 2006, Benjamin Böhle-Roitelet a décidé d’aller explorer d’autres horizons. « Le moment était venu pour moi de mettre à profit cette expérience emmagasinée depuis douze ans pour porter un nouveau projet en utilisant tout ce que j’ai appris », explique le chef d’entreprise qui estime que le modèle d’accélérateur traditionnel inspiré de celui des États-Unis n’est plus adapté aux projets qui voient le jour.

« Les enjeux actuels portent sur l’intelligence artificielle et les objets connectés. Ils nécessitent de concentrer et de rassembler des expériences plutôt que des les accompagner ». Après avoir vu émerger durant plusieurs années des dizaines de start-up, Telegrafik, Nowave ou Demooz notamment, Benjamin Böhle-Roitelet va se retrouver désormais de l’autre côté de la barrière avec sa nouvelle structure baptisée Relief.

Ekito repris par ses salariés

« Aujourd’hui, l’avenir réside dans les objets connectés ou l’intelligence artificielle, ils sont plus importants que le développement d’applications ou de sites Web », explique le créateur de Relief qui reconnaît travailler sur ce concept depuis dix mois avec six autres personnes. Ces dernières ne souhaitent pas pour l’instant dévoiler leur identité, mais elles sont toutes issues de milieux d’affaires toulousain et parisien. Implantée à la fois dans la Capitale et dans la Ville rose, Relief vise une levée de fonds de plusieurs millions d’euros d’ici la fin de l’année 2018.

Et Ekito dans tout ça ? Selon Benjamin Böhle-Roitelet, la structure implantée rue Gabriel-Peri à Toulouse et qui accompagne une vingtaine de projets par an « a toute sa légitimité pour poursuivre son histoire, même si elle est phase de transition, mon souhait est de voir la structure reprise par les salariés. C’est un projet humain, l’humain doit rester au centre de ce projet ».
Philippe Font

Sur la photo : Benjamin Böhle-Roitelet, fondateur d’Ekito créée sa propre start-up Relief. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.