ToulÉco

Publié le mardi 14 février 2017 à 18h39min par Agnès Fremiot

Toulouse. Quelles sont les attentes des habitants du Village by CA ?

Article diffusé le 30 janvier 2017

Déjà présents dans plusieurs villes de France, le Village By CA vient d’ouvrir ses portes aux Allées Jules Guesde, à Toulouse. Une vingtaine d’entreprises ont déjà posé leurs cartons dans les locaux de cet accélérateur inauguré ce lundi 30 janvier.

Une déco impeccable, une balançoire, un baby-foot, des salles de réunion équipées, et des open-spaces lumineux… Le Village by CA s’est donné les moyens pour séduire les startupeurs toulousains. Ouvert depuis début janvier, ce nouvel espace dédié à l’innovation accueille déjà plus de vingt jeunes pousses aux activités variées. Comment se différencie-t-il des autres accélérateurs déjà présents sur place et quels sont ses atouts pour attirer les projets ? Trois start-up qui ont intégré les lieux dès son démarrage nous répondent.

Des entreprises à tous les stades du développement

Alexandre Regourd, Sébastien Jametti, Jean Ferret-Chabé, et Clément Gasner sont les fondateurs de Swish. « Nous sommes les bébés des lieux », expliquent les associés. « Notre entreprise n’est pas encore créée officiellement et devrait voir le jour d’ici quelques semaines au Village. » Leur projet consiste à développer une plateforme qui permette de diffuser les matchs professionnels ou semi-amateurs.

« Nous nous adressons aux clubs à qui nous fournissons une solution clé en main pour capter les rencontres et ensuite les diffuser sur notre site. » Ils ont choisi de s’installer au Village pour démarrer leur activité et, ils ont fait ce choix avant tout pour le réseau. « Le Crédit Agricole intervient dans le sport avec le sponsoring, ce qui nous semblait intéressant pour notre projet. Les prix d’hébergement sont également avantageux pour une entreprise en création comme le nôtre. » Les prestations et le conseil, par exemple pour le dépôts des statuts, ont, enfin, motivé les jeunes entrepreneurs.

Du côté de Bigoudy, qui a vu le jour il y a un an et qui est passé par le Starter de La Mêlée et At Home, le facteur déterminant a été le coût de l’hébergement à un moment où la start-up connaissait quelques difficultés financières. « Le réseau est aussi un argument fort, tout comme les conseils pour notre développement », indique Morgan Charton, l’un des cofondateurs de l’entreprise.

Mamie Régale mise sur la banque d’innovation

La start-up Mamie Régale a, elle, démarré son activité à l’Iot Valley à Labège et, apprécie l’aspect central de la localisation du Village. Mais, c’est avant tout pour des arguments financiers qu’elle a choisi de le rejoindre. « Nous sommes intéressées par le développement de la banque d’innovation, qui devrait permettre de disposer de produits financiers spécifiques pour les entreprises innovantes », explique Kylia Claude, l’une des confondatrices de l’entreprise.

« Nous misons beaucoup sur cette entité. Nous sommes d’ailleurs dans l’attente d’un prêt, qui devrait nous permettre de boucler un premier tour de table réalisé avec notre opération de crowdfunding sur Ulule (15.000 euros), Réseau Entreprendre (20.000 euros) et Midi-Pyrénées Active (10.000 euros). »

La dirigeante de Mamie Régale est également sensible à l’aspect généraliste de l’espace. Elle reste pourtant lucide sur la structure. « Nous avons beaucoup d’attentes liées au financement. Les locaux sont très bien, mais une start-up peut évoluer dans un garage ou autour d’une table et quatre chaises. » Morgan Charton conclut, lui, en signalant qu’il aimerait que tous les lieux qui hébergent des start-up dans la ville créent une vraie cohésion dans l’intérêt des entreprises.
Agnès Frémiot

Sur la photo : Nicolas Langevin, directeur général du Crédit Agricole Toulouse 31 avec Jean Luc Moudenc maire de Toulouse, lors de l’inauguration du Village by CA ce lundi 30 janvier. Photo Rémy Gabalda - ToulÉco