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Publié le mercredi 26 décembre 2018 à 19h30min par Philippe Font

Toulouse. Syntony recrute Antoine Jouin comme nouveau directeur et prépare sa levée de fonds

article diffusé le 16 octobre 2018

La start-up toulousaine créée en 2015 connaît une ascension fulgurante. Elle vise les 500 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les dix ans à venir et vient de recruter l’ancien patron de Continental Automotive, Antoine Jouin, en qualité de directeur général.

Tous les voyants sont au vert pour Syntony. La start-up toulousaine spécialisée dans la fabrication de récepteurs GPS fonctionnant dans des espaces contraints et confinés, a profité de l’inauguration, mardi 16 octobre, de son nouveau bâtiment de 3200 m² à la limite des communes de Colomiers et Toulouse, pour annoncer l’arrivée d’Antoine Jouin comme directeur général. Ainsi que la finalisation d’une levée de fonds dans les prochaines semaines.

Selon Joël Korsakissok, fondateur de Syntony, cette levée de fonds est en passe d’être clôturée dans les semaines à venir. « Elle nous placerait dans le top 5 des financements de start-up du sud-ouest de la France », prévient-il. En début d’année, elle prévoyait une levée de fonds de 10 millions d’euros pour l’ét et une autre de près de 100 millions en 2019.

L’autre information capitale dans l’actualité de Syntony est l’arrivée d’Antoine Jouin, 55 ans, en tant que directeur général de la société toulousaine. L’ancien dirigeant de Continental Automotive France, de 2010 à 2018, n’avait jamais fait mystère depuis son départ de Continental sur sa volonté « d’investir dans le capital d’une ETI régionale et de prendre des responsabilités managériales dans une entreprise à taille humaine ». C’est désormais chose faite avec Syntony.

500 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici dix ans

« Nous pouvons viser les 500 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici cinq à dix ans », ajoute encore le nouveau directeur général. « Il va nous aider à grandir et nous éviter de commettre des erreurs dans notre développement », confie Joël Korsakissok qui se concentrera sur le développement du marché américain, tandis qu’Antoine Jouin sera basé à Toulouse.

Avec Subwave et Subwave + ses systèmes de radionavigation plus rapide qu’un GPS classique, Syntony équipe le métro de Stockholm, d’Helsinki et de New-York. Consciente des nombreuses possibilités offertes par sa solution technologique, Syntony souhaite s’attaquer à d’autres secteurs confrontés aux déplacements de véhicules dans des endroits tunnels, parkings sous-terrains, etc.) où les signaux des GPS ne passent pas : les trains, les infrastructures routières, les bus et à terme l’automobile sont autant de niches dans lesquelles Syntony souhaite s’installer.
Philippe Font

Sur la photo : Joël Korsakissok ( à gauche), le fondateur de Syntony, a annoncé l’arrivée d’Antoine Jouin (à droite) à la tête de la start-up toulousaine. Crédits : DR

3 Commentaires

  • Le 17 octobre 2018 à 10:04 , par joseph

    quelques zones d’ombre avec cette société
    1) les comptes ne sont pas deposés
    2) aucun brevet
    3) idée de localiser avec les ondes n’est pas franchement originale
    4) le message : localisation par logiciel , est destinée aux ignares donc le message est clair : on n’a pas trop de systeme innovant donc il faut noyer le poisson par un discours vendeur

    j’en deduis que le fondateur est un excellent commercial et communiquant
    mais de là à s’ouvrir un marché de 500 millions sans qu’une concurrence reagisse je suis tres dubitatif

    Quand à Antoine Jouin , pdg de siemens automotive devenu continental , personne ne connaissait , dans la plus grosse usine du groupe en France , donc à Toulouse , son existence.
    Un employé de l’ombre , parlant peu allemand bien qu’etant resté longtemps chez Siemens et Bosch .
    Pas franchement experimenté pour faire decoller une pme , qui n’a certainement pas les reins solides .

    • Le 17 octobre 2018 à 22:36, par Pierre

      surprenant que vous puissiez juger de la competence d un dirigeant uniquement par vos connaissances « médiatiques ». Continental Automotive France (CAF pour les intimes) ne s est jamais aussi bien porté que ces dernieres années avec un Ebit record et une belle croissance. Son départ a été une grande surprise au vu des résultats. c est une personne créative et innovante (surement trop pour un « vieux » groupe Allemand).
      Ilme parait être au contraire un très bon profil car bon gestionaire mais agile !!

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      • Le 27 décembre 2018 à 08:38, par joseph

        Il n’est pas surprenant qu’un ancien d’une société connaisse le directeur.
        Quand aux resultats de siemens automotive france puis de CAF on aurait du mal à les attribuer au directeur france dont on s’est toujours demandé en interne le role .Dans des societes internationales l’importance des directeurs regionaux est minimale car ils sont toujours encadrés et surveillés comme le lait sur le feu .
        Ceci dit je maintiens que la gestion d’une pme est tres differente de la gestion de la filiale d’un grand groupe dont les business sont sur des rails depuis des lustres.

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