La SATT Midi-Pyrénées (Société d’accélération du transfert de technologies), baptisée Toulouse Tech Transfer, a été officiellement lancée ce mercredi 25 janvier en présence notamment du préfet de région, Henri-Michel Comet, et du président du PRES Gilbert Casamatta. Dotée de 70 millions d’euros sur dix ans par l’Etat au titre des Investissements d’avenir (ex-Grand emprunt), la société prend la forme d’une SAS dont les actionnaires sont le PRES à hauteur de 42%, le CNRS à hauteur de 25% et la Caisse des dépôts et consignations pour 33%.
Sa mission première est de transformer les découvertes issues des laboratoires de recherche de ses actionnaires vers des applications industrielles ou sociales. « La France figure au 6ème rang mondial en terme de publications de recherches mais seulement au 12ème rang en dépôts de brevets. Avec les SATT, nous entamons une démarche proactive à la fois du côté des chercheurs et du côté des entreprises », souligne Henri-Michel Comet.
Pierre Dufresne, ancien directeur de l’Incubateur Midi-Pyrénées et futur p-dg de la SATT, s’est fixé comme objectif de traiter 60 projets par an pour aboutir à une trentaine de dossiers de transferts effectifs et de soutenir une dizaine de créations de start-ups par an.
Dans la pratique, Toulouse Tech Transfer bénéficiera d’une dizaine de millions d’euros de revenus à échéance de dix ans, en provenance des royalties perçus au titre des licences accordées aux industriels. « La propriété intellectuelle reste au laboratoire à l’origine de la recherche. Mais en fonction des soutiens financiers accordés par la SATT et de manière évolutive dans le temps, la répartition des royalties peut être de 80% pour la SATT et 20% pour le laboratoire pour finir à 20/80 », détaille Pierre Dufresne.
Pour mémoire, les SATT ont été lancées dans le cadre des actions de valorisation de la recherche impulsées par le plan d’Investissements d’avenir, doté de 35 milliards d’euros. Après un appel à projets, le PRES - Université de Toulouse a déposé sa proposition le 15 janvier 2011. Parmi les 15 projets remis au niveau national, le jury en a retenu cinq, dont celui de Midi-Pyrénées.
Toulouse Tech Transfer comptera 25 personnes fin 2012, transférées en majorité des cellules de valorisation existantes des actionnaires, pour atteindre 50 salariés à terme. Ainsi, les fonctions de protection industrielle de l’INP sont transférées à la SATT. Reste cependant à confirmer les circuits précis puisque les SAIC (Service d’activités industrielles et commerciales, les départements de valorisation des écoles et universités) de chaque établissement sont maintenus et qu’il est question d’un rapprochement, soit par le biais d’un partenariat, soit par intégration, avec l’Incubateur Midi-Pyrénées.
Isabelle Meijers
Sur les photos, de haut en bas : le préfet de région Henri-Michel Comet, le président du PRES de Toulouse Gilbert Casamatta et Pierre Dufresne, ancien directeur de l’Incubateur Midi-Pyrénées et futur p-dg de la SATT. Photos Théo Renaut - Touléco.