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Publié le lundi 6 février 2017 à 21h27min par Philippe Font

Transports. Le projet de téléphérique toulousain désormais sur les rails

Le projet de téléphérique urbain au sud de Toulouse a été paraphé hier par les autorités de transport et les groupement chargé des travaux. Les premières cabines devraient survoler la Garonne et la colline de Pech-David en 2020.

« C’est une vieille histoire qui se concrétise ». Jean-Michel Lattes, président de Tisséo SMTC, avait le sourire, lundi 6 février matin, au côté de Francis Grass, président de la Smat et de Christian Bouvier, mandataire du groupement Poma au moment de signer le contrat lançant la période de conception du téléphérique urbain sud (TUS). C’est la première des trois étapes qui devraient aboutir au lancement de ce nouveau mode de transport, pour un montant de 110 millions d’euros, qui reliera en 2020 l’université Paul Sabatier à l’Oncopole via le CHU Rangueil.

Ce budget comprend outre la conception et les travaux menés par le groupement Poma, la maintenance sur les vingt ans à venir assurée par Altiservice. Souhaité dans un premier temps par l’ancien maire Philippe Douste-Blazy en 2001, le projet de téléphérique avait été repris par l’édile Pierre Cohen puis par l’actuel maire Jean-Luc Moudenc qui concrétisera le premier téléphérique de la Ville rose.

2000 personnes à l’heure

L’année 2017 va être consacrée à la conception du projet, avec la localisation de l’implantation des trente cinq mâts (le plus haut culminera à 70 mètres au bord de la Garonne), ainsi qu’au tracé définitif. Le survol du site des ballastières, du lycée Bellevue et de quelques habitations seront autant de sujets qui seront abordés dans les mois à venir. « Cela se fera dans la concertation avec les différents acteurs », promet Francis Grass voulant ainsi rassurer les usagers du lycée Bellevue qui s’inquiètent de voir des norias de téléphériques survoler les salles de cours.

« Le bruit maximum est estimé à 60 décibels, c’est moins qu’une voiture, un avion ou même un lave-vaisselle ! », rassure encore Francis Grass. L’année 2018 sera consacrée à la DUP avant le lancement des travaux pour une ouverture en 2020. A terme le Téléphérique urbain sud pourra transporter 2000 personnes à l’heure, 35 par cabine et même des vélos, entre Paul Sabatier et la route d’Espagne sur une distance de 2,8 kilomètres. Si l’essai s’avère concluant, des extensions sont déjà programmées. Jean-Michel Lattes parle de relier Montaudran et Basso Cambo voire Tournefeuille et Saint-Orens à bord de téléphériques !
Philippe Font

Sur la photo : Les cabines du téléphérique urbain sud (TUS) survoleront la Garonne à une hauteur de 60 mètres. Crédits : DR

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