ToulÉco

Publié le dimanche 26 août 2018 à 19h30min par Philippe Font

Transports. Attention, les scooters électriques débarquent à Toulouse

Article diffusé le 17 juin 2018

Les Toulousains pourront bientôt louer un scooter électrique comme ils le font aujourd’hui avec les vélos. La mairie de Toulouse a choisi deux opérateurs qui devraient exploiter pour débuter une centaine de deux-roues.

Après les vélos en libre service, voici maintenant les scooters. Vendredi 15 juin, le conseil municipal de Toulouse a officialisé l’arrivée des deux roues-motorisés électriques. « Il y aura deux opérateurs, Indigo Weel et Cityscoot, qui déploieront à partir de juillet et septembre une centaine de scooters », confirme à ToulÉco Jean-Michel Lattes, premier adjoint et élu en charge des transports. Si le premier opérateur, déjà présent à Toulouse avec ses vélos « free floating », vélos sans station, n’a pas confirmé son implantation pour le début de l’été, Cityscoot s’est empressé de communiquer : il arrivera dans la Ville rose dès septembre prochain.

« A terme, nous exploiterons 500 scooters, mais au démarrage nous allons déployer entre cinquante et cent deux-roues », explique Vincent Bustarret, directeur marketing chez Cityscoot. Le montant de l’investissement à Toulouse pour la start-up créée par Bertrand Fleurose est estimé à 2 millions d’euros : il comprend le matériel roulant, les batteries de recharge et la trentaine de salariés chargée de la maintenance des engins.

Bientôt des scooters en périphérie ?

Implantée à Paris depuis 2016, Cityscoot affiche 2,5 millions de locations depuis son ouverture et a déjà réalisée 55 millions d’euros de levées de fonds. Elle envisage de se déployer aussi à Nice, Milan et Genève d’ici la fin de l’année. Alors que les termes du contrat entre le Capitole et les opérateurs restent secrets, la mairie facture 30 euros par an et par scooter l’occupation du domaine public. Le risque de voir des scooters « free floating » fleurir un peu partout dans les rues de Toulouse a été évoqué. « Si le conducteur dépose son deux-roues dans une zone non autorisée, le compteur continuera de tourner », explique Jean-Michel Lattes.

Grâce à la géolocalisation, un voyant jaune est allumé sur le tableau de bord quand le scooter circulera dans un secteur interdit. Mais pour l’élu, « l’objectif est de proposer une offre de mobilité la plus large possible ». Il souhaite à terme que les deux opérateurs exploitent aussi leurs scooters dans les villes de la périphérie toulousaine.
Philippe Font

Sur la photo : Cityscoot un des deux opérateurs annoncés à Toulouse exploitera ses deux-roues en septembre dans la Ville rose. Crédits : DR

P.S. :

Les scooters électriques verront leur vitesse limitée à 45 km/h et disposeront d’une autonomie de 70 kilomètres. Le déverrouillage du contact est géré par l’application mobile de son téléphone.

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