Histoire de fuites…
C’est dans la plus grande discrétion que les négociations de rachat se sont menées. « Il y avait une forte pression sur la direction et les représentants pour que rien ne filtre », admet Robert Jacques.
A la mi-mars, Patrick Sombret, directeur général du groupe Tembec, avait d’ailleurs refusé une demande d’entretien à ToulÉco , la jugeant « prématurée » et préférant « une rencontre à une date ultérieure ». A cette période, les rumeurs allaient bon train quant à l’avenir du site de Saint-Gaudens.
Pourtant, l’information est tombée de manière inattendue le 1er avril, jour d’une réunion d’information auprès du comité d’entreprise. Le siège canadien de Tembec s’est en effet fendu d’un communiqué pour confirmer la cession imminente. « Cette sortie publique a réellement surpris tout le monde, y compris notre direction locale », concède le secrétaire du CE.