YOUYOU

ToulÉco

Publié le mercredi 14 février 2018 à 20h42min par Philippe Font

eMotionTech, le constructeur toulousain d’imprimantes 3D change de dimension

Pionnier de la fabrication de l’imprimante 3D en kit, eMotion Tech a décidé de se diversifier. L’entreprise toulousaine veut s’attaquer au secteur professionnel et compte se développer à l’international.

Créée en 2012, la start-up toulousaine eMotion Tech spécialisée dans la création d’imprimantes 3D en kit a passé un cap. Depuis la fin de l’année 2017 elle a installé ses bureaux et ses ateliers dans un immeuble d’une zone industrielle au nord de Toulouse et dans le même temps a décidé de s’attaquer à un nouveau marché. « Nous étions installés dans 150m², aujourd’hui nous disposons d’un plateau de 800m², et nous sommes passés de huit à treize salariés, il devenait indispensable d’occuper un nouveau lieu pour gérer les 5000 imprimantes produites tous les ans », explique Franck Liguori, un des trois cofondateurs de la société.

Surtout le déménagement va permettre à eMotion Tech de proposer à la vente des imprimantes déjà montées. Positionnée depuis sa création sur le créneau du particulier et de l’Education nationale, notamment les filières liées à l’apprentissage de la mécanique, de l’électronique ou de la programmation, eMotion Tech a décidé d’investir le marché BtoB en proposant des produits aux professionnels. Les tarifs des machines iront de 5000 à 6000 euros l’unité. Elles seront destinées à des industriels ou des bureaux d’études.

10% des produits vendus à l’étranger

« Près de 80 à 90% de nos ventes se réalisent en France, tandis que l’étranger ne représente que 10% des produits commercialisés avec des marchés préférentiels en Suisse et en Italie », ajoute Guilhem Peres un des autres cofondateurs. Avec un catalogue de quatre produits, eMotion Tech a commercialisé il y a quelques semaines la Micro Delta Rewok, prête à l’emploi, et la i3 Metal Motion. « Toute la R&D est faite en interne. L’avantage de maitriser la chaine de conception et de production nous permet de faire évoluer les différents produits », explique encore Franck Liguori. Proximité, support et conseils sont autant d’atouts qui différencient la société toulousaine de ses concurrents notamment chinois.

« A part l’électronique, qui est produit en Chine, et les plaques de tôles que nous importons, tous les autres composants des imprimantes sont fabriqués en France », notent les deux dirigeants. Passé d’un fonctionnement qualifié d’artisanal à un process plus industriel, eMotion Tech a vu également son chiffre d’affaires progresser. En 2017, il a dépassé les 1,5 million d’euros. L’enseigne prévoit une progression de son activité de 10% pour cette année.
Philippe Font

Sur la photo : Les trois fondateurs de eMotion Tech dans leurs nouveaux locaux des Minimes. Crédits : DR