Immobilier. Le groupe des Chalets investit 44 millions d’euros pour rénover son parc jusqu’en 2026

Crise énergétique et durcissement de la réglementation contre les passoires énergétiques accélèrent la politique de réhabilitation du parc des Chalets. Illustration à l’école nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), à Purpan.

Avec un parc de 16.000 logements, dont 7 % toujours estampillés d’une étiquette E, F ou G, et dans un contexte de crise énergétique inédite, le groupe des Chalets déploie sa politique de rénovation. « Cette stratégie était initiée chez nous depuis plusieurs années, mais dans le contexte actuel, nous avons accéléré la cadence », indique Pauline Dussol, la responsable du pôle réhabilitation du groupe. « Notre objectif est d’avoir éradiqué tous les logements classés E d’ici 2027. Cela concerne environ un millier de logements. »

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Ce service gère des chantiers de réhabilitation globale qui impliquent à la fois des rénovations thermiques et des mises en conformité. C’est le cas des 254 logements de la cité étudiante de l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), gérée par le bailleur dans le cadre d’une autorisation d’occupation temporaire. « Pour ce programme dont le coût total des travaux s’élève à 9,6 millions d’euros, nous sommes lauréats de l’appel à projet national MassiRéno dans le cadre du plan France Relance et nous mettons en œuvre une réhabilitation très innovante. »

Des façades préfabriquées et déjà isolées

Pour donner une seconde jeunesse à cette cité en briques, construite en 1964, le bailleur a fait appel à deux filiales du groupe Vinci Construction (Bourdarios et GTM Bâtiment) et à leur procédé industrialisé de rénovation des façades « Rehaskeen ». « Nous scannons les façades en amont, puis fabriquons hors site, des panneaux, isolés et équipés de menuiseries et de volets. Avec ce processus breveté, nous produisons 100 m2 de façades par jour, contre à peine 25 m2/jour en pose traditionnelle », compare Lahcen Boufouss, directeur d’exploitation chez GTM Bâtiment. Ainsi, quatre mois seront nécessaires pour remplacer les façades de l’ENVT, au lieu d’un an habituellement.

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Dans le cadre d’une rénovation globale, la cité étudiante de l’ENVT sera par ailleurs équipée de capteurs solaires et d’une pompe à chaleur pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire. « Après travaux, le bâtiment consommera moins de 60 kWh en énergie finale par m2 et cette performance énergétique sera garantie pour trente ans », précise Pauline Dussol. Le bailleur a aussi déjà prévu de rénover, selon le même procédé, 132 logements sociaux de la Cité rose pour un investissement total de 9,6 millions d’euros.

Accompagner les locataires du parc social

Autre volet de la politique sobriété du groupe des Chalets, l’accompagnement des locataires pour contenir des factures énergétiques qui flambent (système d’alerte de pic de consommation en temps réel, sensibilisation aux écogestes…). Dans l’une de ses résidences (Les Sables située à Launaguet), le groupe a même fait installer des radiateurs numériques, qui assurent une fonction de data center et chauffent gratuitement les locataires. « Cette performance entre dans le cadre de la rénovation globale à laquelle nous avons consacré plus de deux millions d’euros », rappelle Pauline Dussol.
Béatrice Girard

Sur la photo : Les façades de l’École nationale vétérinaire de Toulouse sont rénovées grâce à l’innovation « Rehaskeen » du groupe Vinci Construction. Crédit : Béatrice Girard.

P.S. :

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