Quand il s’agit de développer leur business, les entreprises ont le choix et même l’embarras du choix. Mais, pour celles qui structurent leur stratégie, le potentiel est là. Ainsi, ce nouveau baromètre En mode éco s’intéresse au business. Pour Victor Gajan, cofondateur de Big Happy en charge de l’innovation, qui a mené l’étude, « le nombre de requêtes sur ce thème est très important, avec près de 3000 recherches différentes de mots-clés. Mais nous voyons que les dirigeants organisent leurs demandes en ligne (Google et Réseaux sociaux, NDLR) autour de trois enjeux : le pilotage et la stratégie en premier lieu, la mise en place opérationnelle et, enfin, la recherche brute de clients. »
Des priorités que confirme Jean-François Lascoux, président Occitanie du réseau des DCF, les Dirigeants commerciaux de France : « Ces résultats correspondent à nos propres enquêtes, avec une différence notable selon la taille d’entreprise. La plupart des PME de moins de dix salariés n’utilisent pas d’outil de pilotage à part Excel. Seules les entreprises les plus importantes peuvent investir dans des logiciels de type Salesforce. »
Première préoccupation identifiée, le pilotage et la stratégie, avec notamment la gestion financière et le cadre contractuel. « Ce n’est pas étonnant. Dans un marché tendu, les dirigeants passent plus de temps à se protéger des problèmes qui peuvent arriver, y compris financiers », poursuit Jean-François Lascoux. Autre tendance notable identifiée, l’analyse de la zone de chalandise, qui pèse pour 67 % des recherches. En matière de business, la proximité est un facteur différenciant pour les TPE et PME régionales.
Reste ensuite à chercher le client. Dans ce cadre, l’organisation est bouleversée depuis quelques années par la technologie. Les IA conversationnelles et les agents IA sont entrés dans l’arène et intéressent les dirigeants. « Beaucoup de recherches portent sur le bon outil et sa mise en oeuvre », complète Victor Gajan. « On pense que l’outil va remplacer l’organisation. Les recherches sur ce thème sont d’ailleurs en chute alors qu’elles étaient numéro un il y a deux ans. »
« Beaucoup d’entreprises se renseignent, c’est vrai », acquiesce Jean-François Lascoux. « Mais pour l’instant, de vrais projets d’IA qui réussissent dans les entreprises, nous n’en voyons pas beaucoup. Elles ont surtout peur de rater le virage mais, en même temps, l’IA est une technologie compliquée à comprendre… Car il y en a de multiples : des généralistes, des spécialisées et, de plus en plus, de l’IA qui s’invite dans des outils que l’on utilisait déjà, comme Acrobat ou Microsoft. À l’arrivée, on ne sait plus trop ce que l’on peut demander, à qui et comment. »
La promesse de l’IA
Car l’autre problème de l’IA, outre sa complexité, est sa promesse. Entre automatisation de la prospection, identification automatique des leads, gestion des réseaux sociaux ou même conclusion du business, les IA offrent tout, et parfois n’importe quoi. « On ne voit pas comment on peut aider une machine à conclure une vente si elle n’a pas écouté ce que le client veut avant », soupire Jean-François Lascoux.
« La démarche commerciale doit rester la même. » Pour autant, la technologie fait aussi évoluer les canaux d’acquisition, constate l’étude. Ainsi, le phoning revient en force dans les requêtes, boosté là encore par les nouvelles technologies. « L’IA ne dort jamais, elle peut passer des milliers de coups de fil et elle s’améliore de jour en jour. Nous ne sommes qu’au début de la vague, prévient l’expert. L’humain finira par faire la différence, mais pour l’instant, l’IA complexifie le sujet. »
Plus étonnante, l’autre tendance constatée par ce baromètre est la recrudescence des requêtes relatives au courrier postal. Dans une société où dirigeants et salariés sont hyper sollicités par les réseaux sociaux, la lettre personnalisée parvient à tirer son épingle du jeu par son contre-pied. « Il y a un petit engouement », reconnaît Jean-François Lascoux. « Le courrier surprend et cela peut fonctionner dans les organisations à taille humaine. » La low tech n’a semble-t-il pas encore dit son dernier mot.
Ad’Occ : le rapprochement stratégique du développement économique et du secteur touristique en Occitanie
Depuis le 1er janvier 2026, l’Agence de développement économique et le Comité régional du tourisme et des loisirs d’Occitanie ont uni leurs forces pour donner naissance à l’agence Attractivité et développement d’Occitanie (Ad’Occ). Ce rapprochement marque une étape décisive dans la consolidation des actions menées en faveur du tourisme, de l’économie et de l’innovation en région. La nouvelle agence a pour vocation de renforcer l’attractivité et le rayonnement de l’Occitanie, en garantissant la continuité et l’amplification des missions précédemment assurées par les deux structures.
Ad’Occ offre un soutien complet aux entreprises d’Occitanie, quel que soit leur secteur d’activité ou leur stade de développement. Grâce à son réseau d’experts et de partenaires, l’agence aide les entreprises à structurer leurs projets et identifier des financements adaptés, mais aussi accéder à de nouveaux marchés, en France et à l’international et enfin développer leur capacité d’innovation et leur compétitivité.
Ad’Occ joue également un rôle de facilitateur, en mettant en relation les entreprises avec les acteurs clés de l’écosystème régional : centres de recherche, pôles de compétitivité, collectivités, investisseurs et partenaires industriels.
Enfin, l’agence s’engage activement dans l’accompagnement et la structuration des filières stratégiques de la région. Elle anime des réseaux d’acteurs, favorise les collaborations et valorise les savoir-faire locaux, contribuant ainsi à renforcer la compétitivité des entreprises et à stimuler l’innovation. À noter qu’en plus de ses représentations à l’international, Ad’Occ est présente sur l’ensemble de la région Occitanie avec des bureaux locaux pour un accompagnement de proximité.
Méthodologie
Cette étude a été réalisée par l’agence Big Happy en agrégeant un certain corpus de données sur les requêtes sémantiques de Google de façon mensuelle de 2022 à 2025 en France et en Occitanie. Les clés d’entrée analysées sont les suivantes : Comment trouver des nouveaux clients ; Comment attirer des prospects ; Developper son commerce ; Prospection pour trouver de clients ; Méthode de prospection des entreprises ; Développer son chiffre d’affaires, etc. En partant de ces clés d’entrée, Big Happy cartographie ainsi l’ensemble des requêtes associées au sujet. Le corpus final retrace donc 1741 verbatims différents. En Occitanie, cela équivaut à 75.000 recherches étudiées.
