Imaginés au départ pour la sieste, la détente et les voyages, les coussins Cosy Club investissent depuis peu la sphère professionnelle. La marque, née en 2019 à Nailloux sous le nom Petits Cadors et rebaptisée au printemps dernier pour développer sa clientèle européenne, vient de lancer de nouveaux modèles adaptés au secteur de la petite enfance et aux soins bucco-dentaires. L’évolution, du confort vers l’ergonomie, s’est faite naturellement pour ses créateurs, Muriel Goudol et Laurent Padiou, qui avaient déjà dans leur catalogue des coussins cervicaux, lombaires et d’allaitement. Ils sont allés plus loin en proposant aux personnels des maternités, crèches, sages-femmes et assistantes maternelles, un coussin de tétée permettant de donner le biberon sans douleur au dos ou au bras et de prévenir d’éventuels troubles musculo squelettiques (TMS).
Les créations de Cosy Club ont aussi fait leur entrée dans plusieurs cabinets dentaires de la région toulousaine. « Tout a commencé avec un dentiste de Saverdun qui est venu nous voir dans l’idée d’améliorer le confort de ses patients pour faciliter le déroulement des soins, en particulier lors d’interventions longues. Grâce à lui, nous avons réalisé que nous pouvions mettre notre expertise en matière de confort cervical au service d’autres professionnels, des orthodontistes ou encore des cabinets d’implantologie. Nous avons aussi identifié des besoins chez des ostéopathes et des kinésithérapeutes », explique Laurent Padiou.
Choix éthiques
Adaptée à ces nouveaux usages – les coussins de tétée sont déhoussables et ceux pour fauteuils dentaires sont en tissu médical antimicrobien –, la gamme professionnelle de Cosy Club est fabriquée comme l’ensemble de ses modèles à Nailloux, à 25 kilomètres au sud de Toulouse. Cet atelier, qui emploie sept personnes et produit quelque 20.000 coussins par an pour un chiffre d’affaires de 740.000 euros en 2025, permet à la marque de maîtriser l’intégralité de la chaîne, de la conception de ses modèles brevetés ou déposés à l’expédition finale. Ce choix du made in France s’accompagne depuis l’origine de la volonté du fabricant de limiter son empreinte environnementale. Pour le garnissage de ses coussins, il a opté pour le fournisseur allemand Advansa, qui confectionne ses fibres polyester à partir de paillettes de plastique recyclé, collecté dans des cours d’eau par le réseau solidaire canadien Plastic Bank. Une option coûteuse puisque Cosy Club achète cette matière première trois fois plus cher que du polyester neuf.
« D’un point de vue économique et purement comptable, c’est insensé. Sur le plan éthique et vertueux en revanche, c’est logique. Tout dépend où l’on se situe », souligne Laurent Padiou en chiffrant l’impact de cet effort. « Notre consommation est à ce jour de 16 tonnes, soit l’équivalent de plus de 574.000 bouteilles qui auraient pu finir dans les océans. » Tout en planchant sur de nouveaux produits, notamment un coussin de sommeil, Cosy Club améliore son confort de travail. La marque inaugurera en début d’année prochaine, à côté de son atelier de 360 m2, un second bâtiment de 120 m2 dédié à des espaces de bureau. Cet agrandissement permettra au fabricant d’ouvrir un coin boutique pour présenter ses créations.
Johanna Decorse
Sur les photos : Confectionnés à Nailloux, les coussins Cosy Club sont garnis à l’aide de fibres polyester issues de plastique recyclé, collecté dans des cours d’eau.
De la conception des prototypes aux expéditions, l’équipe de Cosy Club gère toute la chaîne de production de ses coussins ergonomiques et de confort. Crédit : Rémy Gabalda-ToulÉco.



