L’avenir de l’usine Fibre Excellence à Saint-Gaudens, dernier fabricant de pâte à papier français placé en redressement judiciaire depuis le mois d’avril, n’est pas encore scellé. Ce mardi 8 septembre, devant le tribunal de commerce de Toulouse, le ministère public a requis une continuation d’activité durant trois mois.
La représentante du parquet s’est alignée sur la volonté de la Région Occitanie : la veille de l’audience, la collectivité avait réclamé un sursis pour laisser le temps à un éventuel repreneur de ficeler une offre de reprise.
Celle-ci est portée par plusieurs industriels, dont le groupe alsacien Soprema, l’Alliance Forêts Bois et un nouvel investisseur portugais spécialiste de la pâte à papier. Pour conforter cette offre, l’État a annoncé mobiliser 2 millions d’euros jusqu’au 30 septembre et la Région Occitanie, quant à elle, va injecter 3,5 millions d’euros d’octobre jusqu’à début décembre pour assurer les charges courantes et maintenir les emplois.
