En une décennie, la part de véhicules électriques a bien progressé. Ils ont en effet atteint 30 % des immatriculations de voitures neuves en France en juin de cette année. Dix ans auparavant, l’électrique ne représentait 1,08 % des ventes de véhicules neufs en France. Ze-Watt, entreprise haut-garonnaise spécialisée dans les infrastructures de recharge pour véhicules électriques, a accompagné cet essor auprès des entreprises. Depuis son site de production de 750 mètres carrés de Borderouge à Toulouse, elle produit 3500 points de charge par an [1], pour un chiffre d’affaires estimé à 25 millions d’euros cette année, contre 22 millions en 2025. Parmi ses clients professionnels, une quinzaine d’entreprises du CAC 40, dont L’Oréal et Orange [2].
« Le contexte réglementaire est de plus en plus favorable. En 2027, un règlement européen obligera les plus grandes entreprises à réserver au moins 10 % de leurs places de parking aux véhicules électriques. Si l’UE a assouplit l’interdiction des moteurs thermiques prévue pour 2035, l’objectif reste élevé, avec un niveau espéré de 90 % de véhicules vendus fonctionnant à l’électrique dans neuf ans », confie Éric Gaigneux, dirigeant de Ze-Watt.
« Une voie de croissance progressive mais robuste »
Sur le plateau de son site de Borderouge, six câbleurs peuvent travailler au même moment, chacun sur le montage complet d’une borne électrique qui est ensuite testée par un technicien dédié. 95 % des éléments qui constituent les bornes proviennent du territoire français. « L’inox vient de Revel, le polycarbonate d’Agen, l’électronique notamment de Port-Vendres et Cazères. Nous travaillons le plus possible avec des fournisseurs occitans. Nous sommes malheureusement obligés de faire venir quelques composants d’Asie », indique David Gonçalves, directeur de production de l’usine toulousaine.
Depuis 2015, Ze-Watt a su se déployer à travers le territoire français. Elle possède aujourd’hui cinq agences commerciales (Toulouse, Lyon, deux en région parisienne, et Rennes) et revendique une centaine de salariés [3]. L’objectif des années qui viennent est de poursuivre sur la même « voie de croissance progressive mais robuste » en continuant à participer à « la simplification de l’usage » des véhicules électriques. « Avec les autres acteurs du secteur, nous œuvrons pour que recharger son véhicule devienne partout aussi simple que prendre de l’essence pour une voiture thermique aujourd’hui », résume Éric Gaigneux. Ze-Watt, qui souhaite continuer à se diversifier en développant de nouvelles solutions également pour des véhicules utilitaires ou pour le transport routier, compte sur une croissance « de plus de 20 % par an dans les années qui viennent ».
Matthias Hardoy
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En haut : Le nouveau site de production de 750 mètres carrés de Ze-Watt, situé à Toulouse, dans le quartier Borderouge. Sur le plateau. six câbleurs peuvent travailler au même moment, chacun sur le montage complet d’une borne électrique qui est ensuite testée par un technicien dédié.
En bas : Eric Gaigneux, le dirigeant de Ze-Watt. Crédit : Rémy Gabalda - ToulÉco.
Notes
[1] Soit environ 60 à 80 par semaine.
[2] Ze-Watt s’est occupé pour Orange de la mise en place et de la gestion de 3000 points de charge sur 300 sites.
[3] Dont une quinzaine de techniciens à la fabrication, une quinzaine de commerciaux, une trentaine de personnes à la maintenance et une vingtaine de développeurs.


