Amélie Goudal, Cluster Primus : « Créer des connexions entre forces de sécurité et entreprises innovantes »

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Le Cluster Primus, qui fédère plus de 70 entreprises du sud de la France sur les marchés de la défense, de la sécurité et de la sûreté, coorganise avec la Gendarmerie nationale, le premier salon « Agir en Région ». Déclinaison d’une initiative née à Paris, son objectif est de « faire se rencontrer forces de sécurité et porteurs de solutions innovantes ». La directrice du cluster, Amélie Goudal nous présente cet événement, qui se tiendra le 15 octobre à Balma.

Comment est né ce premier salon Agir en Région ?
Le point de départ, c’est la volonté de la Gendarmerie nationale de créer des connexions entre forces de sécurité et entreprises innovantes. Les Rencontres Agir ont eu lieu cinq années de suite à Paris. Pour la première fois, le salon quitte la capitale pour s’installer au Palladium de Balma, le 15 octobre prochain.

Qui seront les participants à cet événement ?
Il n’y aura pas que des gendarmes et des forces militaires. La police, les services départementaux d’incendie, des acteurs de la santé publique (CHU, Samu) seront aussi représentés. Côté entreprises, nous visons des PME ou des ETI innovantes. En amont du salon, nous publions la liste des besoins des forces de sécurité et de santé présentes. Les entreprises pouvant y répondre peuvent s’inscrire et rencontrer les acteurs en recherche de solutions. Nous espérons environ deux cents participants.

Quels sont les besoins des forces de sécurité ?
Cela concerne la pratique professionnelle au quotidien des entités de sécurité. Par exemple, il y a beaucoup de demandes sur la lutte anti-drone. On l’a vu de façon flagrante avec la guerre en Ukraine, mais dans de nombreux autres contextes, savoir comment lutter au mieux contre les drones est absolument primordial. Il y a beaucoup de besoins aussi autour de l’IA. Comment mieux gérer les masses des données judiciaires qu’on récolte ou contrer les fausses informations, grâce à l’intelligence artificielle ? Mais ce n’est pas sans poser des questions en ce qui concerne la cybersécurité. Avoir des outils et logiciels numériques de plus en plus protecteurs qui permettent une souveraineté pour les données est une demande très forte. Il y a aussi des besoins plus matériels comme de meilleurs systèmes de camouflage, des détecteurs de gaz ou des caméras 360 degrés pour certains engins par exemple.

Il y aura aussi des conférences, des tables rondes lors de ce salon. Quels seront les thèmes abordés ?
Il sera question, par exemple, du financement européen de l’industrie et de la défense avec l’un des chefs du bureau de la Banque européenne d’investissement. Un focus sera également fait sur les drones. J’insiste sur le fait que c’est un sujet aujourd’hui vraiment prioritaire. Nous aurons avec nous, par exemple, Delair. Nous allons faire un tour d’horizon multi-milieux des capacités en drones actuelles. Car, à côté des drones aériens, ne cesse de se développer des drones sous-marins.

L’événement sera-t-il ouvert à l’enseignement supérieur et aux étudiants ?
Oui, l’idée c’est aussi de faire venir des grandes écoles. Nos étudiants ingénieurs, ce sont les forces vives de demain. Donc oui, il y a une forte connotation jeunesse dans cet événement. Il faut connecter nos forces de sécurité à ces jeunes qui l’alimenteront demain. Le chef du service innovation de l’Isae-Supaero, prendra la parole justement sur la partie innovation et jeunesse. Il viendra avec des jeunes start-up qui sont incubées au sein de l’école.
Propos recueillis par Matthias Hardoy

Sur la photo : La directrice du Cluster Primus, Amélie Goudal. Crédit : Cluster Primus.

Le Cluster Primus regroupe environ 70 acteurs des secteurs de la défense, de la sécurité et de la sûreté en Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et en Région Sud. Les entreprises sont situés à 75 % en Occitanie. Parmi les membres : Daher Aerospace, Telespazio France, Paul Boyé Technologies ou encore ITrust.

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Source : https://www.touleco.fr/Amelie-Goudal-Cluster-Primus-Creer-des-connexions-entre-forces,53497